Moureaux : « Le MR est prisonnier du FDF »
Rédaction en ligne
vendredi 23 avril 2010, 16:48
Philippe Moureaux (PS) pointe le MR et le FDF comme faisant partie des responsables de la crise communautaire actuelle, aux côtés des partis flamands. Picqué, lui, invite Bruxellois francophones et flamands à rester unis.
©Belga
S’il dit sur le site du Vif avoir été « assez surpris par l’accélération du côté du VLD » qui a provoqué jeudi la démission du gouvernement faute de solution sur BHV, et par le rôle du médiateur royal « flamand » Jean-Luc Dehaene, le vice-président du PS Philippe Moureaux pointe le MR comme l’un des responsables de la crise actuelle. « Le MR est prisonnier du FDF, c’est clair », souligne M. Moureaux.
Aucune volonté d’« en rajouter »
Dans les couloirs du parlement bruxellois, on a confirmé du côté francophone qu’il n’y avait aucune volonté « d’en rajouter » au stade actuel. Ce sentiment est partagé au-delà du clivage majorité PS/Ecolo/cdH -opposition MR, contrairement à ce que l’on a observé dans le groupe linguistique néerlandophone.
Selon le sénateur socialiste, un accord n’était certes pas possible pour jeudi mais « si certains Flamands ont pensé qu’il était totalement impossible d’arriver à un accord, ce qui est le diagnostic du VLD, c’est parce qu’ils ont eu l’impression de ne plus pouvoir discuter avec le MR ».
M. Moureaux doute par ailleurs qu’après la tentative de coup de force de jeudi il y ait encore des partis « raisonnables » en Flandre. « Mais on sera bien obligés de discuter avec eux », précise-t-il.
Picqué invite Bruxellois francophones et flamands à rester unis
Le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, a enjoint vendredi après-midi les députés francophones et flamands du parlement bruxellois à maintenir l’unité bruxelloise par-delà les clivages communautaires, dans le contexte de la crise politique que traverse le pays.
Interpellé à l’heure des questions d’actualités du parlement bruxellois par le Vlaams Belang et le sp.a sur les répercussions de la crise qui a entraîné la démission du gouvernement fédéral, il a jugé que celle-ci survenait à un très mauvais moment pour le pays, comme pour sa capitale, où une série de questions très concrètes impliquent une collaboration efficace des différents niveaux de pouvoir.
Il a ainsi notamment évoqué les solutions à apporter pour améliorer la sécurité ; la problématique de la mobilité dans et autour de Bruxelles qui nécessite des investissements en matériel et en infrastructures ; et le rôle de capitale européenne qui nécessite également de grands investissements.
« Mon premier souhait est de maintenir l’unité bruxelloise dans la tourmente actuelle qui secoue le pays. Bruxelles, capitale de la Belgique fédérale et de l’Union européenne, doit continuer à constituer un exemple de la capacité de vivre ensemble des deux grandes communautés du pays. Il en va également de notre crédibilité internationale à la veille d’une échéance où les yeux de l’Europe seront plus encore qu’à l’habitude, braqués sur Bruxelles et sur la Belgique », a-t-il dit.
(D’après Belga)