Reynders chargé de rétablir le dialogue
Rédaction en ligne
samedi 24 avril 2010, 19:55
Le roi a confié à Didier Reynders pour mission de tenter de relancer au plus vite les
négociations entre francophones et Flamands sur BHV. Selon le CD&V et l’Open VLD cette décision royale a été prise à la demande des partis flamands de la majorité. Didier Reynders s’apprête à s’entretenir ce week-end avec les présidents des partis reçus par le roi.
Belga
Le roi d Albert II a annoncé avoir confié au ministre des Finances, Didier Reynders, une mission pour relancer très vite les négociations entre francophones et Flamands afin de sortir le pays de la crise.
Leterme et Vanackere réagissent positivement à la désignation de Reynders
Deux chefs de file du CD&V, le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme, et son ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, ont salué ce samedi la décision du roi Albert II de charger le président du MR, Didier Reynders, d’une mission de reprise des contacts en vue d’une relance des négociations institutionnelles.
« Espérons surtout que l’initiative du roi mette les choses en mouvement », a affirmé M. Leterme à la VRT. « Notre pays et les gens ont besoin d’un gouvernement qui puisse s’attaquer à tous les problèmes », a-t-il ajouté.
M. Vanackere, également vice-Premier ministre et ministre des Réformes institutionnelles, a pour sa part appelé implicitement M. Reynders à prendre ses distances avec le président du FDF, Olivier Maingain.
« C’est maintenant à M. Reynders de prendre ses responsabilités. C’est à lui de démontrer qu’un dialogue est toujours possible dans lequel on prenne ses distances avec ceux qui jusqu’à présent compliquent ce débat », a-t-il dit.
(belga)
Le souverain a chargé M. Reynders, également président du parti libéral francophone (MR), « de s’assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations » sur les problèmes institutionnels du pays, et en particulier celui des droits linguistiques des francophones dans la banlieue flamande de Bruxelles, selon un communiqué.
Albert II n’a pas encore accepté la démission du gouvernement et s’est donné plusieurs jours de réflexion pour tenter d’éviter ce scénario, à deux mois de la présidence tournante de l’Union européenne qui doit revenir à la Belgique.
Didier Reynders, aura des contacts samedi et dimanche avec les présidents des partis reçus par le roi Albert II jeudi et vendredi, c’est-à-dire le CD&V, l’Open VLD, le PS, le CDH, Écolo et Groen ! ainsi que le SP.A, a-t-on expliqué au siège du MR.
Les partis flamands de la majorité ont suscité la désignation de Reynders
La décision du Roi de charger le président d’un parti francophone et plus précisément du MR d’une mission destinée à tâter le terrain pour une reprise des négociations BHV a été prise à la demande des partis flamands de la majorité, indiquait-on au CD&V et chez l’Open VLD.
C’est au cours de la réunion du Bureau du CD&V vendredi soir que le parti a décidé d’insister afin qu’un partenaire francophone soit envoyé sur le terrain pour redéfinir les conditions de négociation, a indiqué le porte-parole du parti.
Et pour les démocrates-chrétiens flamands, la mission de M.
Reynders implique que les conditions qui se trouvaient sur la table mercredi soir, mais qui ont été évacuées à la suite de la démarche de l’Open VLD, soient à nouveau d’application. À savoir, négocier dans le cadre du « paquet » Dehaene et de façon rapide. Il faut ainsi éviter que l’on discute à l’infini, estime le parti flamand.
Les mêmes partis flamands du gouvernement insistent sur le fait que l’initiative revient maintenant à un Francophone et plus particulièrement à M.
Reynders, dans le parti duquel certains voient le nœud du problème. La décision royale devrait ainsi pousser au maximum la pression au profit d’un succès des négociations, dit-on encore.
(belga)