22h59 : Le CD&V doit rapidement clarifier la situation, affirme le président de Groen ! Wouter Van Besien. Pour lui, un gouvernement d'urgence n'a de sens que s'il dispose de chances de réussir et d'un nombre de sièges suffisants pour résoudre l'équation BHV.
Les Chambres ne sont pas encore dissoutes
Jusqu'à présent, il n'est pas question de dissolution des Chambres qui mèneraient à de nouvelles élections. Le roi pourrait encore mener des consultations et, le cas échéant, confier des missions de médiation à l'une ou l'autre personnalité, voire désigner un formateur. Mais la déclaration de la présidente du sp.a, Caroline Gennez, affirmant que son parti n'était pas prêt à dépanner le gouvernement, tord le cou au scénario d'un gouvernement de transition où les socialistes flamands remplaceraient l'Open VLD. Autre scénario, un gouvernement en affaires courantes pendant les mois à venir, avec à l'agenda notamment la présidence de l'Union européenne, les 50 ans de l'indépendance du Congo et un contrôle budgétaire
21h21 : Pour Rudy Demotte, il faut retrouver un gouvernement fédéral dans les plus brefs délais, à l'heure où sévit une crise sans précédent. Le ministre-président wallon estime que l'impasse dans laquelle les libéraux flamands plongent le pays relève du degré zéro de la politique. « Une attitude totalement irresponsable, d'autant plus incompréhensible que les citoyens flamands ne sont pas immunisés contre les difficultés économiques », a-t-il dénoncé dans un communiqué
21h15 : Les socialistes flamands ne « dépanneront pas le gouvernement », a fait savoir Caroline Gennez. Si le sp.a ne monte pas dans un gouvernement de transition, il n'y a plus, côté flamand, de parti susceptible de monter dans un gouvernement fédéral de transition. On se dirige tout droit vers des élections anticipées. Une option que les partis francophones préfèrent éviter. Le scrutin pourrait avoir lieu le 6 ou le 13 juin.
20h56 Pour la présidente du CD&V Marianne Thyssen, c'est aujourd'hui un jour noir pour la politique. Dès avant la démission du gouvernement, les libéraux flamands se sont placés dans une logique d'élections et les libéraux francophones ont miné les négociations, a-t-elle déclaré lundi soir sur les antennes de la VRT. « On a pourtant tout fait », a-t-elle dit.
20h50 : Bart De Wever (N-VA) est d'avis que la chute du gouvernement Leterme II ne peut « être l'occasion pour les Flamands de verser des larmes ». M. De Wever appelle « les partis flamands à cesser leurs querelles et tirer sur la même corde ». Il est temps de « réaliser cette révolution copernicienne qui doit conduire les Flamands à miser le maximum sur les entités fédérées », selon lui.
20h16 : Ecolo se dit en colère et consterné, compte tenu des enjeux sociaux, économiques et environnementaux du moment.
20h07 : Pour Didier Reynders, la démission d'Yves Leterme est « compréhensible » face à l'ultimatum posé par l'Open VLD et la menace d'aller vers une décision flamande unilatérale de scinder BHV. Pour le vice-premier ministre et président du MR, il faudra peut-être prendre de la hauteur au cours des prochaines semaines pour définir ce que Flamands et francophones veulent encore faire ensemble. « Est-il possible de rechercher une solution négociée avec les mêmes partenaires, je ne le pense pas », estime-t-il.
20h03 : Dans un communiqué, Yves Leterme explique « qu'à l'issue des travaux du médiateur royal Didier Reynders, il s'est avéré qu'il était impossible d'aboutir à un accord sur la base du travail réalisé par Jean-Luc Dehaene. » « Ce gouvernement et le gouvernement précédent ont réalisé un travail important, notamment dans le cadre de la présidence européenne, de la réforme de la Justice et de la Défense. Pendant la crise, la politique socio-économique qui a été menée s'est montrée particulièrement efficace. Cette tâche doit pouvoir être poursuivie. Dans l'attente d'initiatives émanant du Chef de l'Etat, le gouvernement continuera à assurer le suivi efficace des affaires courantes dans l'intérêt du pays et des citoyens. »
19h48 : « Scandaleux ». C'est l'adjectif employé par le président du PS Elio Di Rupo pour qualifier le déclenchement de cette crise institutionnelle dans le contexte socio-économique actuel. Comme Onkelinx et Milquet, il pointe pointant du doigt la responsabilité « énorme » des libéraux flamands.
19h39 : Le président de l'Open Vld, Alexander De Croo, plaide pour l'organisation d'élections anticipées afin de « laisser s'exprimer le citoyen ».
19h38 : Pour Charles Picqué, « la démission du gouvernement fédéral n'est pas une bonne nouvelle car cela démontre la grande difficulté pour les deux communautés de s'entendre sur des sujets qui divisent ». Pour lui, il est évident que s'il existait une réelle volonté d'aboutir, une dizaine de jours supplémentaires auraient pu suffire pour obtenir un accord. Il sera en chat sur lesoir.be ce mardi dès 13h.
19h25 : Laurette Onkelinx parle de « grave crise de l'Etat ». Elle estime qu'on n'est pas loin de la « crise de régime ». Des élections ? S'il faut « nous irons mais il faut éviter le chaos ». Elle pointe l'Open VLD, « ces pyromanes », comme le responsable de la crise, salue l'action de Didier Reynders pour relancer la négociation et égratigne Olivier Maingain, lui reprochant, « aujourd'hui encore d'avoir mis de l'huile sur le feu ».
19h15 : Joëlle Milquet tire sur l'Open Vld, responsable à ses yeux de la chute du gouvernement, pour des « raisons particratiques ». Sur la RTBF, elle fustige « l'absence de sens de l'intérêt général » des libéraux flamands, « profondément irresponsables » selon elle. Sur Twitter, Karine Lalieux, députée PS, se dit « d'accord avec elle ».
Sur le coup de 18h30, le couperet tombe, via un bref communiqué du Palais : « Le roi a accepté la démission du gouvernement que le Premier ministre lui avait présentée le jeudi 22 avril et a chargé le gouvernement de l'expédition des affaires courantes ».
Peu avant 18h : Leterme se rend chez le roi.
Peu après 17 heures, le Palais indique que Didier Reynders a demandé à être déchargé de sa mission et que le Roi a accédé à cette demande. La situation est bloquée. Que va faire le roi ?
13h : La conférence des présidents de la Chambre se termine sans avoir pu arriver à un consensus sur le principe de réunir la Chambre jeudi ni sur l'ordre du jour de cette séance. Comme il s'y était engagé, a-t-il dit, Patrick Dewael (Open Vld) convoquera une plénière jeudi à 14h15. Les partis flamands pourront mettre la proposition de scission à l'agenda.
Peu avant 13h, le Palais diffuse un communiqué, toujours laconique, se bornant à indiquer que le roi avait reçu le premier ministre. Le temps passe et aucune explication n'est fournie.
Vers 11h, l'audience hebdomadaire du premier ministre au château de Laeken a eu lieu.
Dimanche 22h30 : le président du MR, Didier Reynders, chargé de mission royal, sort du Château de Laeken où il a fait rapport au roi. Sans plus de commentaires.