CD&V et Open VLD veulent une garantie d’accord communautaire
Rédaction en ligne
dimanche 02 mai 2010, 17:22
Les deux chefs de groupe CD&V et Open VLD à la Chambre ont déclaré que leurs partis veulent de « bons accords » sur les enjeux communautaires avant d’envisager de participer à un futur gouvernement.
(Belga)
Selon les deux chefs de groupe CD&V et Open VLD à la Chambre, Servais Verherstraeten et Hilde Vautmans, leurs partis veulent que de « bons accords » sur les enjeux communautaires soient conclus avant de participer à un futur gouvernement.
CD&V et Open VLD prêts à prolonger la mesure de chômage temporaire des employés
Servais Verherstraeten et Hilde Vautmans ont laissé entendre qu’ils seraient à présent ouverts à la prolongation de cette mesure. Le premier l’a qualifiée de « très bonne mesure sociale qui a créé des milliers de jobs ». Il a précisé que si les partenaires sociaux en faisaient la demande, si cela reste dans les limites budgétaires prévues et limité de façon « serrée » dans le temps, il est prêt à soutenir la prolongation de cette mesure, jusqu’au 31 octobre.
Mme Vautmans s’est prononcée dans le même sens, souhaitant toutefois que la mesure soit prolongée jusqu’à la formation du prochain gouvernement.
Ne pas résoudre le dossier BHV reviendrait à lancer une hypothèque sur la réforme de l’Etat et les autres problèmes du pays, a déclaré dimanche M. Verherstraeten lors de l’émission télévisée « De Zevende Dag » de la VRT, ajoutant qu’aucune négociation concernant la formation du gouvernement ne pourrait être lancée sans y aborder les questions communautaires. Mme Vautmans a approuvé ces propos et les deux chefs de groupe sont aussi d’avis qu’un accord est possible. Les Francophones étant surpris, ils sont prêts à mettre de l’eau dans leur vin, pense Mme Vautmans. Et pour M. Verherstraeten, la porte est entrebâillée. Pour lui, il ne faudra pas repartir d’une feuille blanche sur le plan communautaire : les propositions de Jean-Luc Dehane constituent toujours une base de discussion. Mme Vautmans estime que si la note Dehaene peut être déposée sur la table mais envisagée dans un cadre plus large, comme la note rédigée par Guy Verhofstadt en 2005.
Quant au chef de groupe sp.a Bruno Tobback, il ne veut pas de serments solennels et de grandes promesses. Il n’a pas l’intention de se laisser enfermer pour 6 mois à Val Duchesse, alors que plus rien n’est géré. Et pour Jean-Marie De Decker, c’est d’une feuille totalement blanche qu’il faut repartir.