20 ans trop tard
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Rédaction en ligne
jeudi 06 mai 2010, 12:21
Le Soir (Dominique Rodenbach)
Dans un communiqué empreint d’humour, celui qui a vécu 30 ans de présence ininterrompue au Parlement, dont 7 ans comme ministre, estime, à l’âge de 71 ans, avoir « largement dépassé les limites maximales que certains pays n’arrivent même pas à imposer à leurs concitoyens » et ce, « même si je parais plus jeune que mon âge ».
Avant sa carrière politique, ce docteur en droit, proche de François Perin, a passé 6 années comme assistant à l’Université de Liège et 10 ans dans les cabinets ministériels. Issu du Rassemblement wallon, il quitte ce parti au milieu des années 70 pour adhérer au PRL.
Successivement ministre des Affaires sociales de la Communauté française (1981-1985), ministre-président de l’exécutif de la Communauté française (1985-1988), député, sénateur, député européen (1995-1999), par ailleurs conseiller communal à Liège (jusqu’en 2006), Philippe Monfils assure désormais que sa nouvelle vie « sera heureuse, remplie et riche d’activités variées mais… sans politique ». « Il est temps de céder la place, non pas nécessairement aux jeunes – quand on voit la manière dont Alexander De Croo conçoit la politique…- mais tout simplement à d’autres », commente le ministre d’État.
« À part le fait de bénéficier de funérailles plus importantes », dit-il, Philippe Monfils ne voit pas la nécessité de « s’accrocher » au Sénat ou à la Chambre jusqu’à son décès, « ou pire jusqu’à une vieillesse un peu gâteuse… » Si le MR le lui demande, il figurera sur les listes électorales « afin de ne pas abandonner son parti au moment de l’échéance électorale », mais uniquement à une place non éligible, prévient-il.
(D’après Belga)