La justice doit ?e la m? pour tous.
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Rédaction en ligne
mercredi 30 juin 2010, 23:01
©AFP
Le pape qui avait dénoncé dimanche « les modalités déplorables » de l’opération policière et exprimé sa « solidarité » aux évêques belges, a reçu l’archevêque de Malines-Bruxelles en audience privée avant l’audience générale tenue place Saint-Pierre, selon un communiqué du Vatican.
Interrogé sur la teneur de cette entrevue, le porte-parole du pape, le père Federico Lombardi, a indiqué à la presse qu’elle est « évidente » et concernait « les informations sur la situation en Belgique ».
Mandatés par le parquet de Bruxelles, des enquêteurs avaient perquisitionné jeudi le palais épiscopal de Malines, au moment où s’y déroulait une réunion des évêques, gardant enfermés ces derniers pendant des heures. Les policiers étaient à la recherche de documents, notamment de courriers entre des victimes présumées de prêtres pédophiles et les autorités catholiques.
Le ministre belge de la Justice, tout en s’efforçant de calmer le jeu, a justifié les perquisitions. « Il ne faut pas en faire un incident diplomatique. Les évêques (présents) ont été normalement traités lors de la perquisition », a déclaré dimanche Stefaan De Clerck.
La Commission pour le traitement des abus sexuels dans l’Eglise catholique belge a annoncé lundi sa démission collective, à la suite de la saisie de tous ses dossiers par la police dans le cadre de cette perquisition. La démission de la Commission sera effective jeudi.
« Nous nous retirons. Le débat doit maintenant se faire entre les victimes, les responsables politiques, la justice, l’Eglise et l’opinion publique », a déclaré le président de la Commission, Peter Andriaenssens. Ce pédopsychiatre avait dénoncé la saisie d’environ 450 dossiers dans des conditions contraires, selon lui, aux vœux des témoins qui avaient déposé sous le sceau de l’anonymat.
M. De Clerck a « déploré profondément les conséquences » de l’autodissolution de la Commission mais a rappelé que « les perquisitions ont été ordonnées en pleine indépendance par le juge d’instruction ».
(D’après Belga)