Canicule : 520 décès prématurés
MARC METDEPENNINGEN
lundi 19 juillet 2010, 20:03
La vague de chaleur a bel et bien fait des dégâts, essentiellement auprès des personnes âgées victimes au mois de juin des journées de canicule et des pics d’ozone. Par Marc Metdepenningen
© AFP
Selon l’Institut scientifique de Santé Publique (ISP), la surmortalité enregistrée au cours du mois dernier (derniers chiffres connus) s’établit, d’après les chiffres transmis par les administrations communales, à 520 décès. Le recensement des premières semaines du mois de juillet n’a toujours pas été recensé et fait soupçonner, à raison des plus fortes températures enregistrées, une hausse au moins équivalente de la mortalité. Herman Van Oyen, l’un des directeurs de l’Institut de santé publique, constate ces chiffres, tout en les relativisant : « La plupart des décès concernent des personnes âgées de 65 ans et plus, le plus souvent victimes de maladies cardiovasculaires ou de troubles de la respiration. » Une météo caniculaire, et à l’inverse polaire, produirait les mêmes effets sur les personnes fragilisées par un état de santé à risques. « En hiver, indique M. Van Oyen, on peut également constater des pics de mortalités liés à la météo. »
De hautes (ou très basses) températures ne sont donc pas « tueuses » ; elles accélèrent la fin de vie de personnes déjà fragilisées. Ces statistiques de surmortalité se fondent sur des modèles mathématiques qui prennent en compte les années météorologiquement normales, celles qui comprennent des hausses ou des baisses de températures anormales ou des pics d’ozones réguliers. Selon Herman Van Oyen, les personnes les plus sensibles sont essentiellement des personnes âgées, résidant en institutions, et qui n’ont pas toujours conscience de la nécessité de s’hydrater.
Aux Pays-Bas, les services sanitaires ont établi que 500 personnes étaient décédées prématurément suite à la canicule qui a sévi dans le pays depuis le 23 juin.
En 2006, la canicule avait provoqué en Belgique la mort prématurée de 940 personnes.