La ponctualité des trains reste un défi
Rédaction en ligne
mardi 20 juillet 2010, 17:04
Seuls 87,5 % des trains sont arrivés avec moins de 6 minutes de retard au 2e trimestre. Les résultats sont les pires aux heures de pointe : un train sur huit est en retard le matin, un sur cinq le soir. Par Eric Renette
Thienpont
L'année noire du rail belge poursuit sa traduction statistique. Les résultats de ponctualité du deuxième trimestre sont à nouveau largement en deçà des exigences du contrat de gestion imposé au groupe ferroviaire : seulement 87,5 % des trains sont arrivés avec moins de 6 minutes de retard (traduction « sncbesque » de la ponctualité). Mais, cela consolera-t-il les navetteurs, c'est moins catastrophique que le premier trimestre de l'année (85,6 % en moyenne). Un début 2010 qui était marqué, il est vrai, par les conséquences du terrible accident de Buizingen (19 morts).
Les résultats s'avèrent, une nouvelle fois, pires aux heures de pointe, les plus stratégiques économiquement et celles qui touchent le plus de navetteurs : 88 % de ponctualité matinale, 80,9 % de ponctualité vespérale. Là encore, c'est moins « pire » qu'au début de l'année (respectivement 81,7 % et 79,7 %) mais un train sur huit en retard le matin, un sur cinq le soir, même si c'est mieux, ce n'est pas fameux.
D'autant qu'il faut encore y ajouter les trains « tellement en retard qu'on doit les supprimer » : 4.930 au deuxième trimestre (8.182 au premier trimestre très influencé par la fermeture de ligne suite à l'accident).
Au sein des filiales ferroviaires, c'est le chiffre qui attribue la responsabilité des retards qui retient toutes les attentions. La SNCB, l'opérateur qui assure le transport des personnes est jugée responsable de 45 % des retards (47,6 % au premier trimestre) et 53,3 % des suppressions (45,6 % de janvier à mars). Infrabel le gestionnaire du réseau et du trafic doit assumer un retard sur cinq (20,7 % contre 18 % au premier trimestre) et 16,8 % des suppressions (7,7 % début 2010).