L'union fait la force, tous les professionnels le crient et pr?ennent dans l'indiff?nce g?rale du politique qui s?re sans vergogne.
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Rédaction en ligne
jeudi 02 septembre 2010, 06:22
Ghislain Londers, le premier président de la Cour de cassation, Belga
Le contour de ce projet est encore flou mais il fait peur. Et le monde judiciaire avale mal le fait de devoir rester au balcon.
Pour Ghislain Londers, premier président de la Cour de cassation, la régionalisation n'est pas une fin en soi pour la Justice mais un moyen d'améliorer son fonctionnement. Le magistrat est inquiet, d'autant qu'il reconnaît être peu informé par le monde politique des projets. Il plaide pour qu'on conserve une certaine « symétrie » entre les Régions.
Trois acteurs de la sphère judiciaire se prononcent. Robert De Baerdemaeker (Ordre des Barreaux francophones et germanophone) est contre la régionalisation qui, selon lui, n'apportera rien de positif aux justiciables. « Au contraire, les conflits où les deux langues seront en compétition vont s'accroître. »
Une scission va encore diminuer les moyens déjà très faibles mis à la disposition de la Justice, prévoit Eric Janssens (magistrat de la Jeunesse). Jean-Louis Franeau (cour d'appel de Mons) défend la régionalisation. Il faut donner, selon lui, « aux Régions une totale autonomie de décision dans le financement et la gestion des juridictions. »