"Affaires courantes" ?
Crises politiques or not c'est d?ntr?c'est bonnet blanc et blanc bonnet, noch vis noch vlees !
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Rédaction en ligne
mercredi 15 septembre 2010, 10:27
© PY Thienpont – Le Soir (archives)
Patrons et syndicats se sont entendus sur une prolongation des mesures de crise. Il s’agit des systèmes de crédit-temps et de réduction du temps de travail mis en place par le précédent gouvernement pour lutter contre la crise. Il s’agit aussi d’une prime de crise exceptionnelle de 1.666 euros que l’employeur doit verser s’il licencie un ouvrier. Ces mesures arrivaient à échéance le 30 septembre. Elles seront prolongées jusque fin décembre. Le Conseil national du travail, une instance réunissant patrons et syndicats, doit encore donner son avis. Il se réunit ce mercredi.
Un autre dossier délicat sur la table du gouvernement concerne l’augmentation des allocations sociales. Celle-ci est gelée. Mardi soir, patrons et syndicats n’étaient toujours pas parvenus à s’entendre sur le partage d’une enveloppe de 274 millions d’euros, qui doit bénéficier aux allocataires sociaux (chômeurs, pensionnés, et bénéficiaires d’indemnités d’accidents de travail et d’invalidité). En principe, les partenaires sociaux doivent s’entendre sur la répartition de cette enveloppe pour le 15 septembre. C’est la loi sur le Pacte des générations qui le prévoit. Mais, sauf revirement improbable, aucun accord n’interviendra ce mercredi, nous assure-t-on, tant auprès de la FGTB que de la CSC. De son côté, la Fédération des entreprises de Belgique n’a pas souhaité réagir, à ce stade. Elle pourrait s’exprimer ce mercredi sur le sujet, après une réunion du Conseil national du Travail, qui aura lieu à 17 heures. Du côté du cabinet de la ministre des Affaires sociales, Laurette Onkelinx (PS), on ne panique pas. On constate certes que la loi prévoit un avis pour le 15 septembre, « mais nous plaidons pour qu’un accord intervienne entre partenaires sociaux, sans intervention du gouvernement. » A ce stade, cette situation n’a pas encore d’impact sur les allocataires sociaux. Cela dit, un accord doit intervenir avant la fin de l’année, pour que les 274 millions
puissent être répartis
Quoi qu’il en soit, l’accord intervenu est surprenant, puisque tout laissait penser que l’Union des classes moyennes avait annoncé qu’elle voterait contre. « Nous sommes opposés à la prolongation des mesures de crise, parce que l’une d’entre elles, la prime de 1.666 euros à verser aux ouvriers en cas de licenciement est pour nous inacceptable », nous avait notamment indiqué le porte-parole des classes moyennes flamandes. Le patronat lui-même était divisé, car plusieurs organisations, l’Union des classes moyennes et Agoria (secteur technologique) avaient plaidé en faveur de la prolongation. Agoria avait même précisé que ces mesures avaient sauvé 1.500 emplois en 2010.
Par ailleurs, des obstacles existaient au sein du gouvernement : si la ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, était favorable à la prolongation, le VLD apparaissait réticent. Ensuite, certains estimaient, que, faute d’avis unanime des patrons et des syndicats, il ne s’agissait plus d’affaires courantes et le gouvernement ne serait pas habilité à décider. On a donc évité un épineux problème…
B. Dy.
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