La CSC approuve l’accord interprofessionnel

BERNARD DEMONTY

mardi 01 février 2011, 15:04

Le syndicat chrétien a officiellement donné son feu vert au compromis trouvé entre patrons et syndicats. La FGTB doit encore se prononcer vendredi. Par Bernard Demonty

Grèves très bien suivies à Namur et à Charleroi, rejet officiel par le Setca et la CNE. À peigne signé par les dirigeants syndicaux nationaux, l’accord interprofessionnel 2011 – 2012 est contesté par une partie de la base syndicale. Au point de risquer purement et simplement l’enterrement de première classe. Ce mardi, la CSC a voté à 67,9 % en faveur de l’accord.

« Le texte n’a soulevé aucun enthousiasme, mais notre décision est le résultat d’une réflexion approfondie sur les conséquences d’une approbation ou d’un rejet du projet d’accord », a précisé M. Cortebeeck en soulignant par ailleurs qu’aucune divergence de vue n’était apparue entre le nord et le sud du pays. Ainsi, s’il suscite « beaucoup de frustrations » sur les dossiers de l’emploi, de la formation ou encore du pouvoir d’achat, le projet d’accord prévoit, entre autres, une hausse des pensions et des allocations sociales. « Nous avons également dit oui parce que le texte assure le maintien de l’index et comprend une avancée définitive en ce qui concerne le statut unique des travailleurs », a poursuivi le président de la CSC.

Quid si la FGTB rejette l’accord ?

La FGTB et la CGSLB doivent encore se prononcer vendredi. À la FGTB, le « non » semble nettement plus probable. La FGTB se prononcera ce vendredi. En cas de rejet, même par un seul des deux syndicats, c’est le gouvernement qui devra reprendre la main. Cela s’est déjà vu dans le passé. Mais ici le dossier est compliqué par le fait que l’exécutif est en affaires courantes. Au sein des cabinets ministériels, on nous assure que le gouvernement pourrait trancher le volet de l’accord relatif aux salaires. L’indexation serait maintenue à coup sûr. Pour la hausse supplémentaire, il y aurait sans doute débat.

La répartition de l’enveloppe destinée aux allocations sociales devrait également être validée par le gouvernement fédéral. Reste le dossier épineux des ouvriers et des employés. Le gouvernement ne s’y risquerait sans doute pas. D’abord parce que ce dossier semble dépasser le cadre des affaires courantes. Ensuite parce qu’il est trop délicat socialement pour être soustrait aux partenaires sociaux. Le gouvernement pourrait éventuellement exhorter patrons et syndicats à reprendre les négociations sur ce point et leur fixer une date pour parvenir à un accord. On n’en est pas là, puisqu’aucun « non » officiel n’est tombé mais le rejet, éventuellement partiel, de l’accord reste, à ce stade, l’hypothèse la plus réaliste.

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[3] Visito dit le 05/02/2011, 09:42


Sans doute le poids de l'ex pr?dent de la csc devenu en son temps ministre du travail gr? ?ilquet ,monsieur Piette . qui profite d'une pr?nsion plantureuse, d'une pension de ministre ainsi que de son mayorat en d'autres termes un vrai de vrai collectionneur de r?n?tions

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[2] Claude-Roland dit le 01/02/2011, 21:05

TRAHISON
La CSC a trahi la CNE. Je changerai donc de syndicat !

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[1] wembley78 dit le 01/02/2011, 16:03


La trahison des syndicats continue...A quand une seconde r?lution d?cratique anti-frics ?

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