La Chambre approuve le rapport final de la commission Buizingen
Rédaction en ligne
vendredi 11 février 2011, 00:26
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La Chambre a approuvé le rapport final de la commission « Buizingen » et ses recommandations, à l’unanimité moins les abstentions N-VA, VB et LDD.
La Chambre a approuvé jeudi soir le rapport final de la commission spéciale sur la sécurité du rail et ses 109 recommandations, à cinq jours du premier anniversaire de la catastrophe ferroviaire de Buizingen, qui a fait 19 morts et plus de 170 blessés le 15 février 2010.
La N-VA, qui comme en commission a déposé trois amendements rejetés au final, s’est abstenue à l’instar du Vlaams Belang et de la LDD, déclenchant un concert de critiques des partis francophones, mais aussi de la part de certains partis flamands. « Certains clichés existent par rapport à votre parti, comme celui que pour vous, ce n’est jamais assez », a lancé Jef Van den Bergh (CD&V) à son homologue de la N-VA Steven Vandeput. « Vous l’avez confirmé à cette occasion-ci. C’est regrettable de la part du parti le plus représenté au parlement. La politique est aussi l’art d’obtenir des résultats, mais vous ne partagez pas cette optique », a ajouté le député chrétien démocrate flamand. Steven Vandeput a répliqué qu’il ne faisait que réclamer à travers ses amendements ce qu’il a toujours réclamé durant les travaux.
Linda Musin et Rachid Madrane (PS) ont été les plus virulents pour dénoncer des « critiques inappropriées » de la N-VA ainsi que le fait que le parti nationaliste, peu actif dans les travaux de la commission, aurait pu faire part de ses propositions au préalable, ou les présenter en commission Infrastructures, plutôt que « d’attendre les caméras » du vote en plénière.
La commission spéciale a ainsi bouclé dans les temps près d’un an de travaux, concluant à une responsabilité partagée de la SNCB et des pouvoirs publics dans l’absence d’un système de sécurité efficace en 30 ans de gestion du rail belge. Ses recommandations portent notamment sur l’organisation au sein du groupe SNCB, les systèmes de freinage d’urgence, la formation du personnel ou encore la charge de travail. « C’est un rapport circonstancié, comportant des constats durs sur les retards accumulés », a commenté la ministre démissionnaire des entreprises publiques, Inge Vervotte (CD&V), tout en rappelant que l’implémentation du système TBL1+ avait été accélérée. La commission Buizingen se prolongera par une commission de suivi, qui veillera à ce que les recommandations soient appliquées et les systèmes de sécurité mis en œuvre dans le timing imparti.
L’un des principaux enseignements de l’analyse de 30 années de gestion de la sécurité ferroviaire est en effet le constat que les budgets et projets décidés n’ont jamais réellement été mis en œuvre, a souligné le président de la commission, David Geerts (SP.A).
« La commission spéciale a permis une prise de conscience collective de l’importance de la sécurité ferroviaire, enfin », a commenté Valérie De Bue (MR), qui dit avoir ressenti une évolution positive tout au cours des travaux de la part des trois CEO du groupe SNCB. Ces derniers ont annoncé pour l’automne un « Masterplan » et l’accélération de l’implémentation du système de sécurité européen ETCS, pour 2020-2023 au lieu de 2030. Ronny Balcaen (Ecolo) a souligné l’importance d’analyser dans les semaines à venir le dernier rapport de la Cour des comptes qui a pointé du doigt les lacunes dans les octrois de marchés publics passés ces dix dernières années au sein du groupe SNCB.
Christophe Bastin (CDH) a tenu à élargir le débat au-delà du mandat de la commission spéciale en demandant qu’une « personne ressource » soit dédiée à l’accompagnement des victimes des accidents impliquant le groupe SNCB, et de leur famille. Elle ferait le lien entre les entités du groupe et proposerait une réponse unique aux questions d’indemnisation. Concluant les débats, David Geerts (SP.A), le président de la commission, a notamment proposé d’ériger un monument pour commémorer les victimes des accidents ferroviaires.
(Belga)
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REPUBLIQUE BANANIERE Dans toute Société ''Normale'' et dans un pays ''Normal'' des grands patrons très grassement rémunérés (le double d'un Ministre semble-t-il) pour leur Management, Efficacité et Talents auraient dû démissionner depuis bien longtemps.Ici en Belgique ce n'est pas possible comme le Politique est activement mêlé aux choix des grands Talents qui dirigent l'entreprise,ces mêmes Politiques ne peuvent décider de mettre à mal leurs belles décisions..... <br/>Leurs absences de ce dimanche sur les Plateaux est scandaleuse et odieuse.