Enseignement : une réunion prévue le 24 février

PIERRE BOUILLON

jeudi 17 février 2011, 12:22

L’Olivier est tombé d’accord sur la question des prépensions des enseignants. Les prépensions seraient repoussées à 58 ans, mais il reste des possibilités de partir à 55 ans. Une réunion avec les syndicats est prévue le 24 février. Par Pierre Bouillon

Enseignement : une réunion prévue le 24 février

©Alain Dewez – Le Soir

L’exécutif de la Communauté française a réuni son conseil des ministres restreint, mercredi. Après quelques jours de palabres, les partis de l’Olivier (PS, CDH, Ecolo) se sont accordés sur le sort qu’ils comptent réserver aux prépensions (la DPPR ou disponibilité précédant la pension de retraite) offrant actuellement aux profs de dételer (à temps complet ou partiel) à partir de 55 ans.

Gouvernement et syndicats d’enseignants se réuniront le 24 février

Le gouvernement de la Communauté française et les syndicats d’enseignants se réuniront le 24 février pour discuter des DPPR (Disponibilité Précédant la Pension de Retraite), a-t-on appris jeudi au cabinet de la ministre de l’Enseignement, Marie-Dominique Simonet.

Du côté syndical, la CGSP a rappelé la ligne qui, selon elle, ne pouvait pas être franchie dans ces discussions.

Il n’est pas question pour le syndicat socialiste d’attaquer ce régime, à la fois sur l’âge d’accès et sur les aspects financiers. « On peut parler de tout mais il n’est pas question d’attaquer sur les deux fronts. Il ne faudrait pas que l’on essaie de nous faire croire que l’on maintient les DPPR mais dans des conditions financières telles que personne n’aura les moyens de choisir ce régime », a souligné Pascal Chardomme.

L’accord ? Motus. Les ministres Marie-Dominique Simonet (primaire/secondaire) et Jean-Claude Marcourt (supérieur) veulent réserver la primeur du plan aux syndicats qu’ils verront la semaine prochaine (le sort des DPPR est l’un des points au menu de l’accord social 2011-12 en cours de négociation). Mais d’après nos informations, le schéma retenu est celui-ci : les possibilités de DPPR seront repoussées à 58 ans mais, comme déjà annoncé ici (Le Soir de mardi et mercredi), des DPPR à temps partiel seront possibles à partir de 55 ans. Nous avons écrit ici que la charge non prestée, cumulée, entre le départ et l’âge de 60 ans, ne pourrait dépasser 3 ans. C’est… presque ça. En fait : l’enseignant disposera de 1 mois par année d’ancienneté. En clair : s’il a une carrière disons de 29 ans, l’agent arrivé à l’âge de 55 ans se sera constitué à ce stade un « pot » de 29 mois. Et s’il veut ralentir le rythme, il pourra se mettre en DPPR partielle, mais sans pouvoir décrocher plus de 29 mois au total entre le moment de son départ et l’âge de 60 ans, où il accède à la pension (1). On estime que les professeurs de 55 ans ont, en moyenne, atteint 32 ans de carrière.

Les DPPR, dans leur formule actuelle, sont garanties jusqu’au 31 décembre 2011. Et le plan prévoirait une transition entre le système actuel des DPPR et le régime nouveau en cours de discussion, qui devra prendre le relais à partir du 1er janvier 2012. Il serait aussi question de lier le fameux « pot » à la pénibilité de la carrière (comme, notamment, le fait d’avoir travaillé dans une école en discriminations positives). Pour connaître les modalités exactes de ceci, il faudra attendre un peu. Mais les syndicats préviennent déjà : « C’est dangereux, dit Pascal Chardome (CGSP). Restons-en à des critères objectifs, comme la durée de la carrière. » Autre avertissement : il fut un temps question de revoir à la baisse le régime salarial des agents en DPPR (histoire de décourager les départs). Rien ne dit que l’intention ait survécu. Mais Chardome, méfiant, prend les devants : « Ça, s’ils le font, c’est la guerre. »

Les agents en DPPR sont pensionnés d’office à 60 ans

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[61] Claude K. dit le 18/02/2011, 09:40

*****mc19***** Il n'y a pas de scolarité obligatoire à temps plein jusqu'à 18 ans mais bien jusqu'à 15 ans (au plus 16 ans). A partir de cet âge, les jeunes peuvent suivre une formation en alternance (CEFA ou IFAPME). Un des problèmes du chômage des jeunes est le manque de formation et vous voudriez encore réduire cette formation? Comprenne qui pourra.

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[60] mc19 dit le 18/02/2011, 01:11

un des problèmes de l' enseignement se situe au niveau des élèves les plus âgés de l' enseignement obligatoire ! nombre d' entre eux n' en ont plus rien à f... de l' école...la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu' à 18 ans a surtout servi à truquer les statistiques du chômage...

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[59] Claude K. dit le 17/02/2011, 18:28

*****JoHa*****Où ai-je comparé le métier d'enseignant à un autre que ce soit au niveau de la "pénibilité" ou d'autre chose? Merci de retravailler un peu votre compréhension à la lecture. Donc votre pseudo-raisonnement est à remiser au placard. Moi je n'ai jamais comparé un métier à un autre, je n'ai jamais été jaloux d'autres métiers que le mien. Je ne me suis jamais plaint de mon métier d'enseignant et j'ai travaillé jusque 65 ans. Je sais par ailleurs que les difficultés du métier d'enseignant ne sont pas partout les mêmes. Elles varient d'école à école, de cours à cours et d'année (niveau) à année.

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[58] fbi dit le 17/02/2011, 16:37

Pour moi il faudrait essayer d'intégré cet élément "pénibilité" pour pouvoir pondérer soit la durée du temps de travail hebdomadaire, soit la durée de la carrière avant droit à la (pré-)retraite, ou un peu des deux. OK pour qu'un prof de français avec des classes 25 élèves dans deux écoles difficiles ne fasse que 18h/semaine. Mais alors ce sera 30h pour le prof de gym qui se la coule douce au collège St Machin-Bazar. Après tout, pour le droit à la pré-retraite dans le privé, on tient bien compte de cet élément pénibilité.

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[57] lefrontalierpedibus dit le 17/02/2011, 15:58

@55 fbi -- les planqués! Vous avez parfaitement raison : la pénibilité de la profession n'est pas nécessairement connue par tous les enseignants. Pourquoi? Par népotisme politique, certains enseignants sont "planqués" dès leur plus jeune âge et parfois, après quelques années de contact avec les élèves, ils sont même propulsés dans des bureaux pédagogiques jusque leur retraite. Quel que soit le réseau, l'enseignement est trop politisé et toute forme de protection politique crée des disparités et des parcours professionnnels fondamentalment différents. Quant aux syndicats, ils se voilent volontairement la face par complicité politicienne. Un permanent syndical n'est-il pas lui aussi un planqué complice du système?

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