Miller : la Fédération Wallonie-Bruxelles « n’est pas un plan B »
Rédaction en ligne
mardi 05 avril 2011, 15:24
Le résumé du chat Dites désormais la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour Richard Miller (MR), le but est de montrer que « les francophones ne sont pas la Xième roue de la charrette ».
Richard Miller Photo : Le Soir/Dominique Rodenbach
Richard Miller, un des promoteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a participé à un chat avec les internautes du Soir.be.
Dés les premiers échanges il revient sur la déclaration d’Eric Van Rompuy selon laquelle les francophones seraient déjà sur un plan B : « En tout cas cette décision vise le nouveau paysage francophone au sein de la Belgique fédérale : ce n’est pas un plan B. Si M. Van Rompuy trouve que c’est un excès de la part des francophones, il est un spécialiste en la matière. »
C’est la sortie de Kris Peeters qui a fait aboutir le sujet ?
« La sortie de M. Peeters a évidemment accéléré l’annonce qui a été faite hier par les quatre partis francophones réunis : mais notre projet, nos travaux, nos réflexions datent depuis longtemps déjà. »
Que va concrètement changer depuis ce changement de nom ?
« Le changement c’est que nous insistons sur le fait que la gestion des seules compétences actuelles de la Communauté française ne suffit plus à assurer la cohésion francophone et ne permet pas de mener des politiques concrètes en commun. Il faudra donc définir les politiques, les compétences, les modalités, de mener toutes ces politiques en commun, dans le respect aussi des choix régionaux. En clair cela veut dire qu’il ne s’agit nullement de nier les identités régionales bruxelloise ou wallonne. »
Ce changement de nom ne va-t-il pas être vu par les néerlandophones comme une attaque, disant Bruxelles et la Wallonie ne font qu’un, vous n’avez plus rien à dire ?
« Il ne » s’agit nullement de faire taire la Flandre, ou de dire à la Flandre que Bruxelles ne la concerne plus. Mais en même temps il faut pouvoir dire à l’immense majorité francophone qui habite Bruxelles que les liens entre francophones ne céderont pas. Bruxelles doit être une Région à part entière et être capable de mener les politiques nécessaires aux Bruxellois. Bart de Wever peut déclarer tout ce qu’il vaut à propos de la volonté francophone de mieux organiser le paysage francophone : la véritable question que tout le monde se pose c’est de savoir ce que lui veut vraiment ! »
Un internaute réagit face à ce nouveau concept : « Je suis très en colère en tant que Bruxellois du fait de cette annexion. »
Richard Miller explique : « Il n’est absolument pas question d’annexion : c’est même plutôt le contraire : en affirmant qu’il faut une fédération Wallonie-Bruxelles, on insiste justement sur la nécessité de respecter tous les Bruxellois. »
Quelle est l’étape suivante ?
« La prochaine étape : les quatre partis francophones continuent de travailler sur le contenu de cette fédération, sur les mécanismes de concertation, de développement qui seront mis en place… Bien entendu ce sont des travaux qui devront aussi prendre en compte les décisions qui sortiront des négociations fédérales : nouvelles compétences, financement… Il ne faut pas se hâter, mais il fallait montrer aux habitants de Wallonie et de Bruxelles que les francophones ne sont pas la xième roue de la charrette. »
P.V. (St.)















