Le Belge est « trop souvent en congé »
Rédaction en ligne
jeudi 09 juin 2011, 08:09
La FEB a présenté ses recettes pour garantir la prospérité et l'emploi en Belgique. Au menu : modération salariale, adaptation de l'indexation automatique des salaires et réduction des charges. Tous les détails dans Le Soir
©Pierre-Yves Thienpont Le Soir
Pour garantir la prospérité, l'emploi et le financement des pensions, les patrons via la fédération des entreprises de Belgique (FEB) présentent leurs recettes.
Les Belges ne sont pas « trop payés »
La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a tenu à préciser jeudi matin que son directeur général Peter Timmermans n'a jamais dit que les Belges sont « trop payés ». « Ce ne sont pas les salaires touchés par les travailleurs qui sont trop élevés mais les coûts salariaux que doivent supporter les employeurs », insiste une porte-parole de la FEB.
De quoi s'agit-il ? Au menu, modération salariale, adaptation de l'indexation automatique des salaires et réduction des charges. L'objectif ? Rétablir la compétitivité des entreprises. Il s'agit d'un message clair et sans ambiguïté à l'adresse du formateur Elio Di Rupo.
Parmi les doléances de la FEB, il y a le niveau des salaires belges, le dossier chaud du moment. Alors que l'Europe vient de recommander à la Belgique de modifier son système d'indexation des salaires, la FEB qui a toujours critiqué cette indexation, avance aujourd'hui des chiffres : « Pour la période 1996-2006, notre handicap salarial n'atteint pas moins de 3,9 %. Il s'ajoute au handicap de 8 % déjà accumulé avant 1996. » Et pour l'organisation patronale, la situation risque de s'aggraver.
Dans son livret statistique, la FEB estime aussi que les familles belges ont de trop longs congés. « Un couple avec deux enfants a, au maximum, droit à 30 semaines de congé de maternité, 20 jours de congé de paternité, douze mois de congé parental, deux ans de crédit-temps à temps plein. Au total, cela représente près de 6 années d'indisponibilité réparties entre les deux partenaires pour les employeurs. »
Pour la fédération patronale, la Belgique bat tous les records.
« Il est temps d'agir »
Le directeur général de la FEB a un message pour le formateur Elio Di Rupo comme pour les syndicats, du reste. « N'attendons pas que des mesures nous soient imposées. »
Pour lui, la priorité nº 1 est la réforme des pensions et des fins de carrière. Notamment via un allongement de la carrière. Et, au-delà, il faut réformer le marché du travail, le système de chômage et de soins de santé.
Vos réactions
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Je voudrais bien être d'accord avec la FEB qui se démène pour notre économie. D'abord le travail est anormalement taxé et cela nous pénalise fortement. Mais je crois surtout que c'est un combat d'arrière-garde que de défendre le système rigide actuel. L'avenir c'est le travail flexible avec une adéquation entre le volume de travail à fournir et la main d'oeuvre. Il y a des gens qui sont au bureau alors qu'il n'y a pas de travail. Il y a des chômeurs qui sont obligés de rester inactifs quant ils pourraient aider lors des pics de production. Il faudrait prévoir un fixe minimum et des primes avec des attributions d'heures de travail pour les surplus. Cela demande une adaptation des ressources humaines et du statut des chômeurs.
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Voilà des années que des indépendants et petites sociétés sont incapables d'engager du personnel car leur potentiel de progression est compromis par un coût du travail exorbitant. Moralité : ils surtravaillent. Moralité : un gisement de travail est resté inexploité. Moralité : trop peu de jeunes osent prendre des risques car ils n'ont jamais travaillé dans un environnement qui aurait pu leur inoculer le goût du risque ("si c'est possible pour lui, alors pourquoi pas pour moi ?"). Moralité : rien ne change et rien ne changera. Moralité : l'indépendant que je suis en a plus que marre que cette réalité soit niée et que des intervenants, encore et toujours, s'abreuvent de mots : capitalisme, ultra-libéralisme, progressiste... Savez-vous qu'il est possible de bâtir une société en se débarrassant une fois pour toutes des étiquettes et des concepts ? Et finalement, en politique, ceux qui se revendiquent de principes intouchables font le lit des populistes de tous poils. Et franchement, les [...]
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Il aurait fallu ajouter "plus d'argent dans la poche des patrons". @[79] Gzu : les plus impacté par l'ultra-libéralisme n'ont malheureusement pas les moyens de se rendre à Luxembourg. Tous dans la rue, dans notre rue. Certains Indignés ont déjà commencé, il suffit de rallier le mouvement.
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Quel mensonge Dans l union européenne, le maximum est de 44 en Finlande, la moyenne se situe a 34 jours par an, la Belgique elle est a 30 jours de congé (férié compris) par an, seul 3 pays en on moins , 28 jours. Et certain ose encore dire qu'on est dans un état socialiste, honte sur eux. Conclusion on doit réclamer plus de congé et ceux qui me contredise sont de vraie faux cul
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@ 85] Dré32 - je crois que vous avez très bien résumé la situation.