L’État impose le gel des salaires
BERNARD DEMONTY
vendredi 12 août 2011, 07:11
L’administration de l’Emploi refuse les augmentations de salaires généralisées pour l’année 2011. La FGTB dénonce une « brèche dans le système de concertation sociale à la belge ». Par Bernard Demonty
Marc Goblet, le président de la FGTB à Liège, © Belga
Tout a commencé par une négociation dans un petit secteur économique (les carrières de petit granit). Syndicats et patrons conviennent d’octroyer des hausses de salaires de 1 % pour 2011 et 2012. Conformément à la pratique habituelle, les syndicats ont demandé à l’administration de couler cet accord en arrêté royal, pour qu’il s’applique à toutes les entreprises du secteur.
C’est ici que le blocage de l’administration intervient : il n’y aura pas d’arrêté royal, ni dans ce secteur, ni dans les autres. « L’administration nous a indiqué que ces hausses de salaires étaient illégales et risquaient de détériorer notre compétitivité vis-à-vis des pays voisins », dit Marc Goblet, président de la FGTB Liège, qui a négocié les conventions.
Le courrier de l’administration, dont nous avons pu prendre connaissance, relève en fait que le gouvernement a décidé, en avril dernier, qu’il n’y aurait pas d’augmentation salariale en 2011. Cet arrêté est intervenu parce que les partenaires sociaux n’étaient pas parvenus à s’entendre entre eux sur l’évolution des salaires en 2011 et 2012. « L’arrêté royal prévoit que la marge maximale pour l’évolution du coût salarial s’élève à 0 % pour l’année 2011 et 0,3 % pour l’année 2012, dit l’administration dans son courrier. Aucune augmentation salariale n’est autorisée pour l’année 2011. »
Mais cet argument ne convainc pas Marc Goblet. « Jamais dans l’histoire du pays, on a refusé des hausses de salaires au-delà de la norme salariale. C’est une rupture du consensus social belge. »
Le syndicaliste se dit « inquiet pour la paix sociale ». Il argumente : « Si on refuse les augmentations dans les secteurs, cela signifie qu’elles devront être négociées dans chaque entreprise pour chaque travailleur. Il y aura des différences d’une entreprise à une autre. Cela risque de provoquer une guérilla sociale. »
Pour la FGTB, le problème est, du reste… communautaire. « Le 1er juillet, la députée N-VA Zuhal Demir avait dénoncé le fait que les dépassements de la norme salariale autorisée n’étaient pas sanctionnés, et exigeait qu’ils le soient. La ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, avait indiqué qu’ils le seraient, et qu’elle refuserait que les hausses de salaires de 2011 soient rendues obligatoires par arrêté royal. Manifestement, l’administration a reçu le message », dit Marc Goblet. « Faux, rétorque celle-ci, nous avons toujours appliqué la loi dans le passé. Mais les autres années, la marge d’augmentation des salaires était indicative. Cette année, elle est obligatoire. »
Marc Goblet craint que, dans tous les secteurs qui sont en négociation, les patrons refusent toute augmentation de salaire pour 2011, sachant que l’administration bloque désormais. « Cela s’est déjà produit dans une autre négociation récente », regrette-t-il.
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hop...vous semblez vouloir "exiler" toute personne qui ne partage pas votre point de vue. Peut-on être en désaccord avec votre vision du futur et rester vivre en Wallonie ou à Bruxelles? Ou bien si on vit dans ces régions il faut obligatoirement partager votre point de vue? ;-)
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Monsieur Vil, vous êtes à côté de la plaque. Un service public se doit d'être accessible à tous citoyens. Les banques font du private banking réservé aux clients fortunés, dehors les chiens galeux. Idem pour les lignes aériennes low cost, elle ferme dès que plus rentable, où est le service. De toutes façon, la logique des multinationales c'est ce que je peux faire à 10, je le faire à 9, puis à 8, puis ça merde, je pars là où les législations sociales sont moindre et je recommence. Quand le citron est bien pressé, c'est le bordel en production et la qualité en prend un coup! Allez revoir votre copie! Allez vivre en Flandre, ce sera bientôt une terre promise pour vous !
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Monsieur Vil, vous êtes à côté de la plaque. Un service public se doit d'être accessible à tous citoyens. Les banques font du private banking réservé aux clients fortunés, dehors les chiens galeux. Idem pour les lignes aériennes low cost, elle ferme dès que plus rentable, où est le service. De toutes façon, la logique des multinationales c'est ce que je peux faire à 10, je le faire à 9, puis à 8, puis ça merde, je pars là où les législations sociales sont moindre et je recommence. Quand le citron est bien pressé, c'est le bordel en production et la qualité en prend un coup! Allez revoir votre copie! Allez vivre en Flandre, ce sera bientôt une terre promise pour vous !
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« Mais vous avez raison, les dettes sont toujours communes, elles sont socialisées. » La socialisation des pertes n'a rien de libéral. C'est avant tout le fruit de politiciens qui aiment démontrer qu'ils agissent en faveur du peuple pour acheter des voix ou le fruit de l'incompétence économique des politiciens. Lorsqu'un prestataire de service fait faillite car il a été incompétent, la demande du service existe toujours et un autre prestataire finira par reprendre la demande et les emplois et sera probablement plus compétent et novateur que le précédent. Le sauvetage d'une entreprise en faillite coûte cher et ses répercussions sont innombrables, se faisant au détriment des affaires qui fonctionnent. Si en sauvant une entreprise de 5000 personnes vous supprimez indirectement l'emploi de 20 000 personnes disséminées, c'est perdant, sauf que la faillite d'une entreprise de 5000 personnes est médiatiquement plus visible que celle de 20 000 indépendants et est donc électoralement gagnant.
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Les services publics mettent aussi à la porte ceux qui ne savent pas payer...Essayez donc de prendre le train sans argent ou le bus. Pour le reste. L'Etat n'est pas obligé de proposer le service par lui-même pour garantir son accessibilité. En Belgique, une banque est obligée d'accepter l'ouverture d'un compte (sauf si vous êtes sur interdit bancaire si je me rappelle bien). Je reste persuadé que la est le secret de la bonne gestion. L'Etat contrôle, force, oblige mais il n'est pas acteur.