Les maisons de repos manquent de lits et d'argent
RICARDO GUTIERREZ
mardi 04 octobre 2011, 08:15
Le budget 2011 des maisons de repos est annoncé en déficit. Et elles manqueront de 20 à 35.000 lits à l'horizon 2025. Leur financement public, défédéralisé, promet d'être revu à la baisse. Plus d'infos dans Le Soir
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Les maisons de repos tremblent sur leur base. Le secteur de l'hébergement des seniors entre en zone de fortes turbulences, avec un sérieux risque de dépassement budgétaire en 2011, une capacité d'accueil insuffisante, et une « défédéralisation » porteuse d'incertitudes financières.
Les experts budgétaires de l'assurance-maladie (Inami) sont les premiers à tirer la sonnette d'alarme : dans l'état actuel des estimations techniques, le secteur des maisons de repos pour personnes âgées (MRPA), des maisons de repos et de soins (MRS) et des Centres de soins de jour (CSJ), soit quelque 1.800 établissements au total, présente un risque de dérapage budgétaire de l'ordre de 44,3 millions d'euros, fin 2011.
En cause, selon les experts : un coût moyen supérieur aux estimations, et en nette croissance Selon le récent rapport de la Commission de contrôle budgétaire de l'Inami, les dépenses du secteur ont augmenté de 35 % en cinq ans, alors que le nombre de journées d'hébergement n'a crû que de 9 % dans le même laps de temps (voir notre infographie). En d'autres termes, chaque senior hébergé coûte en moyenne de plus en plus cher à la collectivité : le prix de journée, c'est-à-dire l'intervention de l'Inami, directement versée aux maisons de repos, est passé de 33,26 euros en 2005 à 41,31 euros en 2010.
Le constat financier n'est pas catastrophique, mais il intervient au plus mauvais moment pour le secteur, confronté à une pénurie massive de lits et à un processus de « défédéralisation » qui suscite bien des appréhensions.
Le premier défi, celui de la sous-capacité du secteur, sera objectivé sous peu par une étude du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). La capacité d'hébergement actuelle est de 132.538 lits. Pour répondre aux besoins, il faudrait créer 20.000 à 30.000 nouveaux lits, d'ici à 2025.
Autre enjeu : le financement de l'hébergement résidentiel des seniors, essentiellement fédéral, devrait devenir une compétence des Communautés, mais il paraît évident que les moyens financiers actuels ne pourront être maintenus
Pour Jean Hermesse, secrétaire général des Mutualités chrétiennes, « le secteur est clairement soumis à rude épreuve. Il est confronté à une pénurie de main-d'uvre et au papy-boom, qui marque surtout ses effets depuis 2010. Il encaisse aussi les effets de la désagrégation des solidarités locales l'aide des voisins, des amis, de la famille qui permettaient aux seniors de rester plus longtemps à domicile. Les pouvoirs publics ne mettent pas les moyens qui s'imposent. Résultat : on assiste à la privatisation larvée des soins aux personnes âgées. Un phénomène que va accélérer la défédéralisation du secteur, avec des budgets revus à la baisse ou indexés plus chichement. C'est clair : il y a danger ».
Vos réactions
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Trouver un cent pour les MR il va y avoir de long et pénibles palabres,par contre pour le sauvetage des banques flamands et wallons ont accordé leurs violons en une seule nuit.Nous allons vivre un monde complètement déshumanisé où seuls les possédants,ceux qui ayant vécu toute leur vie en roulant les autres dans la farine auront droit à une fin digne.En oubliant l'histoire nous sommes condamnés à la revivre,notre manque de combativité,égoisme,nous fera revivre les afres du 19 siècle,la reconquête de nos droits se fera dans le sang et les larmes,comme le firent nos ailleuls .
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La grrrrande réforme de l'Etat dont on essaye de nous faire croire qu'elle sera juste et équilibrée est vouée à l'échec dans ce non-pays qu'est devenu le Belgique. En voici une nouvelle preuve. Mais hélas, ce n'est que lorsqu'ils seront dans l'abîme que les moutons francophones comprendront qu'ils ont été menés dans une voie sans issue et que la scission pure et simple du pays avec un plan F est la seule solution qui s'imposera par défaut...
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Les coûts augmentent ? Ok avec @langed 1 mais en plus, quels sont les contrôles effectués dans les maisons de repos - Je doute que tout les soins et services facturés soient réellement effectués dans toutes les maisons de repos. -- Tous les acquis sociaux des 65 premières années du sciécle dernier s'envolent. Il en est de même des entreprises sous contrôles de l'Etat. Il semblerait que le calcul est fait pour que certains se remplissent les poches avant le démentèlement du pays.C'est mon avis .
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L'individualisme et la démagogie anti impot vide les caisses de l'Etat au profit de fortunes privées et petit à petit les besoins essentiels ne sont plus et ne seront plus rencontrés. Nos aieux ont construit la solidarité par leur combat, aujourd'hui on détricote tout. Demain, seule une minorité possédante aura les moyens de vivre, les autres...La solidarité meure dans notre vie quotidienne et elle meure aussi dans les grandes causes, l'histoire un jour jugera cette période de régression sociale et humaine.
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Quel scandale!...Bien souvent, les vieux ne peuvent mème pas se ''payer'' une maison de repos avec le montant de leur pension et on va encore les pénaliser?...Quelle ruine sociale en perspective! Les millionnaires, symboles dans la situation générale qui se dégrade, n'ont jamais été si nombreux???!!! Le gâteau se rétrécit, il faut exclure les profiteurs (cpas, chômeurs et mutualisés, bien entendu seulement ceux qui sont des ''professionnels'' de l'assistanat et favoriser les gens qui le méritent (dont les vieux qui souvent en font partie)...