Syndicats : « La confiance prendra du temps à être rétablie »

Rédaction en ligne

mercredi 21 décembre 2011, 15:03

Gouvernement, patrons et syndicats ont tenté de jeter les bases de l’après-grève lors d’une réunion du groupe des dix ce midi. « Il faudra retisser la concertation sociale » a déclaré le Premier ministre.

Le gouvernement Di Rupo et les partenaires sociaux se sont retrouvés pendant deux heures mercredi midi à Bruxelles pour tenter de relancer la concertation sociale, sans toutefois apaiser suffisamment les syndicats, qui ont confirmé la grève du service public programmée jeudi et le préavis de grève générale du 30 janvier. « Nous nous sommes expliqués, conscients du nécessaire respect entre les acteurs de la société », a brièvement commenté le Premier ministre Elio Di Rupo, à l’issue de cette rencontre dans sa résidence de fonction, le Lambermont. « Nous avons aussi réexpliqué la réalité dans laquelle nous nous trouvons ; il faudra retisser la concertation sociale, on y reviendra dans les prochains jours », a-t-il ajouté.

Le président du groupe des Dix, Thomas Leysen (Fédération des entreprises de Belgique, FEB), a été chargé d’examiner comment relancer le dialogue social, après la grève de jeudi et le vote précipité à la Chambre, probablement dès cette fin de semaine, d’un paquet de réformes sociales et fiscales de l’accord de gouvernement.

« Les échanges ont été francs, mais nous refusons d’être placés devant le fait accompli », a commenté Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB.

Pour le président de la CSC Marc Leemans, « la confiance, rompue, prendra sans doute du temps avant d’être rétablie ». « On sait que tout le monde doit contribuer à l’effort d’assainissement, mais il faut une répartition honnête », a-t-il dit.

Côté gouvernemental, on reconnaissait la nécessité d’une meilleure communication sur des réformes bien plus larges que le seul volet pensions.

(Belga)

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[40] ogame dit le 22/12/2011, 08:30

Pour ma part, je n'ai ni confiance en ce gouvernement ni aux syndicats! Jour après jour les mauvaises nouvelle s'accumulent et comme d'hab les travailleurs sont les premiers concernés! Ce gouvernement dirigé par des socialistes qui ont décidé que les travailleurs étaient leurs esclaves luttent contre le chomage en préférant s'attaquer au credit temps qui concernent des travailleurs qui touch une petite alloc de l'onem, que s'attaquer à tous ces fraudeurs et abuseurs du système! Que ce gvt de menteurs démissionne vite et en avant vers les élections! le résultat est connu, que ce soit maintenant ou en 2014, il y aura une majorité populiste extremiste en flandre et une forte montée du Fn en Wallonie. Pe que là ces fameux partis traditionnels se bougeront pour les honnetes gens et les travailleurs!

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[39] lechat dit le 22/12/2011, 00:08

@Benoit1 J'espère que cela arrivera au plus tôt. Cela me permettra de planquer mon pognon au gré des opportunités et de choisir le pays qui fait les meilleures offres sociales et fiscales sans contrôle supra-national ou tentative de régulation de la fiscalité au niveau européen. Ce sera le bon temps où on pouvait toucher ses coupons au Luxembourg et où pouvait spéculer sur la hausse du DM ou sur la dévaluation de la lire ou du franc français ou sur le coût de la main d'oeuvre que l'apparition de l'euro a tendance à niveler . Une seule question : Pourquoi donc cette masse de laissés pour compte des Etats-Unis dont vous parlez refusent-ils de voter pour un parti qui programme de lever les impôts qui permettraient un programme social à l' européenne ? Pourquoi donc la réformette de Obama pour une sécurité sociale de base obligatoire ne parvient-elle pas à passer la barre ?

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[38] Benoit1 dit le 21/12/2011, 21:33

[32]lechat@ La question à se poser n'est pas de savoir si l'Union européenne et l'Euro disparaîtront, mais quand? Je crois au contraire que le retour à un simple marché commun favorisera une sorte de concurrence entre fiscalités, l'économie est un corps vivant qui se porte au contraire bien mieux dans un cadre d'une constellation d'opportunités fluctuantes, c'est le principe de la bourse. Je vais vous dire pourquoi l'UE va disparaître : simplement elle ne peut fonctionner que si il y a un véritable gouvernement central, en somme un super état comme les USA, encore pour avoir une réelle prospérité socio-économique progressiste faudrait t'il y établir la démocratie directe de manière à ce que le pouvoir parte de la base de la pyramide du pouvoir, et quand bien même on y arriverait, ce serait mathématiquement un trop grand ensemble à gérer qui finirait par enrichir une oligarchie du haut de la pyramide sociale au dépens d'une masse importante de laissés pour compte comme aux Etats-Unis.

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[37] Mickey dit le 21/12/2011, 21:03

@frog57 - Vous m'accusez d'égoisme. Que faites-vous des syndicats qui mettent en péril l'avenir des générations futures pour saufgarder quelques privilèges de leurs membres en vue des élections syndicales proches. Aucune proposition constructive, aucune solution chiffrée, ils se bornent à ignorer le problème et à faire ce qu'ils font le mieux, la grève. La grève idiote et aveugle, à la portée du premier imbécile venu.

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[36] lechat dit le 21/12/2011, 20:54

Les entreprises et sociétés ont depuis longtemps fait et organisé l' Europe économique. Si l'Euro et L'UE venaient à disparaître, comme nombre d'intervenants du forum le souhaitent, et si les divers pays européens redevenaient souverains, ce serait du pain béni pour les entreprises et le capital qui pourraient choisir, à la carte, le pays qui leur est le plus favorable. Comme il y a de moins en moins d'entreprises "lourdes" difficiles à délocaliser, on verrait les entreprises de service, qui sont les plus nombreuses, délocaliser uniquement sur des critères de fiscalité . C'est alors que l'on verrait le système belge s'effondrer . Ne resteraient, et ne viendraient que ceux qui sont en quête d'avantages sociaux. Les autres partiraient dans un pays ou une région voisine moins contraignants au niveau social et à régime fiscal des entreprises plus favorable . On pourrait également voir refleurir les "zones franches" et les douaniers payés par l' Etat et le citoyen.

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