Prothèses mammaires PIP : le suivi des patientes renforcé
Rédaction en ligne
vendredi 23 décembre 2011, 08:54
Les patientes porteuses de prothèses PIP, dont certaines sont remplies d’un gel de silicone non-médical, bénéficieront systématiquement d’un examen clinique et des examens radiologiques appropriés.
AFP
L’Agence fédérale belge des médicaments et produits de santé (AFMPS) a décidé de revoir ses recommandations sur le suivi des patientes portant des prothèses mammaires de la marque PIP, indique La Libre Belgique. Concrètement, les patientes porteuses de ces prothèses devront bénéficier systématiquement d’un examen clinique et des examens radiologiques appropriés.
En cas de rupture, de suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse, la patiente devra se soumettre à l’explantation des deux prothèses. Enfin, même en l’absence de signe clinique de détérioration des implants, une explantation devra faire l’objet d’une discussion avec le médecin.
Le ministre français de la Santé Xavier Bertrand a recommandé vendredi, « à titre préventif et sans caractère d’urgence », que le retrait des prothèses mammaires PIP soit proposé aux femmes qui les portent, même en l’absence de signes de détérioration de l’implant.
Quelque 30.000 femmes en France se sont fait implanter des prothèses mammaires de marque PIP, dont certaines sont remplies d’un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l’enveloppe de la prothèse.
Jusqu’à présent, les autorités sanitaires recommandaient simplement aux femmes porteuses d’implants PIP de « consulter leur chirurgien ou médecin traitant » pour réaliser « des examens cliniques et radiologiques appropriés », afin de s’assurer de l’état de la prothèse.
L’avis scientifique rendu jeudi soir au gouvernement par l’Institut national du cancer (INCa) montre qu’il « n’y a pas à ce jour de risque accru de cancer chez les femmes porteuses de prothèses de marque PIP en comparaison aux autres prothèses ».
Un total de 8 cas de cancers a été signalé chez des femmes ayant eu des prothèses de la société française Poly Implant Prothèse (PIP), sans toutefois qu’aucun lien de causalité n’ait été établi.
(afp, belga)
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Et hop!!! Encore un petit scandale dans le monde "médical" a quand le suivant??? en plus si j'ai bien compris, les frais d'enlèvement, d'examens, etc serons a charge de la secu, et les profiteurs qui ont vendu ces crasses ne payerons rien, comme d'habitude...