Trois cas de prothèses mammaires défectueuses en Belgique
Rédaction en ligne
mardi 03 janvier 2012, 11:47
Trois femmes ont été victimes des prothèses mammaires défectueuses PIP. « Nous conseillons aux femmes portant des implants mammaires PIP de demander conseil à leur médecin », a déclaré l’Agence fédérale des médicaments.
© AFP
Déjà trois femmes victimes d’implants mammaires défectueux produits par la firme française PIP se sont manifestées auprès de l’Agence fédérale belge des médicaments et des produits de santé, rapporte mardi Het Nieuwsblad. En Belgique, on n’a toutefois pas encore de raison de s’alarmer. « Un arrêté royal exige que les médecins et les hôpitaux signalent les problèmes dont ils ont connaissance. De cette manière, nous avons obtenu pour l’ensemble de l’année 2011 trois signalements de patientes dont l’enveloppe contenant le gel s’était déchirée et nous avons aussi été informés qu’une femme qui n’avait pas de problèmes, avait retiré préventivement ses prothèses (mammaires). Pour l’instant, nous conseillons toujours aux femmes portant des implants mammaires PIP et qui s’inquiètent, de demander conseil à leur médecin. Celui-ci peut vérifier avec une radiographie si les prothèses présentent des taches, donc un risque de fuite (de gel) », a déclaré Ann Eeckhout, de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé.
Le nombre de femmes portant des prothèses PIP n’est pas connu
On ignore combien de femmes en Belgique portent des seins en silicone produites par la firme PIP. « La Belgique n’a pas de registre officiel et les producteurs ne donnent librement aucun chiffre », a déclaré Marc Depoorter, secrétaire de l’Association professionnelle des chirurgiens plasticiens belges. « Nous savons que certainement deux femmes ont reçu des prothèses PIP et très probablement deux autres. Au sujet encore de deux autres femmes, il subsiste encore un doute. »
(Belga)
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Les critères de traçabilité appliqués à une bête tranche de jambon ne devraient-ils pas être encore plus rigoureux pour des implants mammaires ou autres? Ne serait-ce pas plutôt aux chirurgiens qui ont perçu de confortables honoraires à faire des recherches dans les dossiers et à inviter d'initiative les femmes concernées à passer tous les examens nécessaires, plutôt que d'attendre ".... qu'elles demandent conseil à leur médecin"?
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Les critères de traçabilité appliqués à une bête tranche de jambon ne devraient-ils pas être encore plus rigoureux pour des implants mammaires ou autres? Ne serait-ce pas plutôt aux chirurgiens qui ont perçu de confortables honoraires à faire des recherches dans les dossiers et à inviter d'initiative les femmes concernées à passer tous les examens nécessaires, plutôt que d'attendre ".... qu'elles demandent conseil à leur médecin"?
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[3] Tisch : ben normalement les chirurgiens gardent les traces des prothèses qu'ils implantent. Comme on sait qu'un risque existe, pourquoi ne parle-t-on pas de la prévention à mettre en place sans attendre. Un listing ne doit pas être si compliqué à obtenir. Le principe de précaution, c'est quand on ignore le risque réel. Ici, on n'est plus dans l'ignorance et le risque global peut être calculé. Si cela rassure une seule femme, j'en doute.