De plus en plus de femmes excisées en Belgique
Rédaction en ligne
vendredi 03 février 2012, 19:14
Une étude révèle que 1.975 petites filles courent le risque d’être excisées en Belgique.
Le nombre de femmes excisées augmente constamment en Belgique bien que cette pratique soit punie depuis 2001, ont expliqué vendredi des associations comme Intact et le Gams Belgique lors d’une conférence de presse à l’occasion de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines le 6 février.
Par mutilation génitale féminine, il faut entendre toute intervention qui conduit à l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toutes autres mutilations de l’appareil génital féminin qui sont pratiquées pour des raisons non thérapeutiques.
Une étude a ainsi démontré que 1.975 petites filles courent le risque d’être excisées en Belgique. De même, près de 6.260 femmes excisées habitent notre pays. L’augmentation de leur nombre s’explique par l’immigration ces dernières années de nombreuses femmes issues de pays où les mutilations génitales sont pratiquées.
80 % des femmes victimes de mutilations génitales qui vivent en Belgique sont originaires des mêmes 10 pays africains dont la Guinée, la Somalie, l’Egypte, le Nigeria et la Côte d’Ivoire.
Des progrès nombreux ont été enregistrés ces dernières années mais la réalité sur le terrain reste dramatique, soulignent les associations qui demandent que tous les professionnels qui entrent en contact avec les victimes soient correctement formés en matière de prévention et d’accueil. A côté de cela, les différents niveaux de pouvoir doivent s’accorder sur des directives multisectorielles et désigner au sein de chaque secteur concerné des personnes de référence.
(belga)















