Une aide pour indépendants en difficulté ?
Rédaction en ligne
lundi 06 février 2012, 16:44
La ministre des Classes moyennes, des PME et des Indépendants envisage de créer une allocation de préventives pour les indépendants en grandes difficultés financières. Une aide qu’elle souhaite pour la fin de l’année.
Sabine Laruelle, DR
La ministre des Classes moyennes, des PME et des Indépendants Sabine Laruelle (MR) envisage des mesures préventives pour les indépendants en grandes difficultés financières, dont une allocation de prévention en cas de risque de faillite, a-t-elle indiqué lundi sur la VRT radio.
Actuellement, les travailleurs indépendants ne peuvent compter que sur une allocation limitée en cas de faillite. Mme Laruelle souhaite en plus des mesures préventives ; elle espère déposer des textes avant la fin de l’année, a-t-elle indiqué sur les ondes de la VRT radio. Parmi les critères d’attribution d’une telle allocation, elle envisage le cas de revenus inférieurs au seuil de pauvreté.
La Commission qui dispense les cotisations sociales pour les indépendants doit travailler plus vite
Sabine Laruelle estime que le fonctionnement de la Commission des dispenses de cotisations sociales pour les travailleurs indépendants en difficultés doit travailler plus vite et de manière plus transparente. La ministre ne souhaite pas une automaticité de ces dispenses, mais des examens au cas par cas.
Ses critiques du fonctionnement de la Commission ont été mal perçues par le président du comité de direction du SPF Sécurité sociale, Frank Van Massenhove. Réagissant auprès de l’agence Belga, il a jugé nécessaire de renforcer les effectifs de son département.
Depuis 2004, le nombre de dossiers passant par la Commission a en effet augmenté de moitié, alors que les effectifs se tassaient.
Actuellement, la Commission traite 650 dossiers par mois, et 13.000 sont en attente d’une décision définitive. Frank Van Massenhove réclame donc un renfort temporaire d’effectifs, jusqu’à ce que l’économie reprenne, ce qui se traduira sans doute par une baisse du nombre de dossiers à traiter par la Commission.
Une nouvelle allocation pour les cas spécifiques
Sabine Laruelle a dit par ailleurs envisager une allocation pour certains cas spécifiques de travailleurs indépendants, mais limitée dans le temps. « Prenons par exemple un boulanger qui devient allergique à la farine, et ne pourrait donc plus travailler ; rien n’est prévu pour lui actuellement ». Dans le cadre de la concertation sur les pensions, il a aussi été décidé d’adoucir en 2013 le malus pour les indépendants qui prennent leur pension plus tôt, a ajouté la ministre.
(Belga)
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@ LIMONT Mais non, vous n'allez pas vous faire lyncher. Votre analyse est très juste et je la partage. Je suis moi-même indépendant et je constate que certains autres indépendants que je fréquente (débutants ou confirmés) sont incapables de faire la différence entre un CA et un bénéfice, ne savent pas qu'ils vont se faire régulariser après trois ans, ne déduisent aucun frais ou, au contraire, pensent qu'ils peuvent rentrer leur fusil de chasse dans leur activité d'électricien. Un jour, un ancien indépendant m'a dit : "j'ai arrêté mon activité car être indépendant, c'est sans cesse devoir payer". Ce n'est qu'à moitié vrai : la différence entre un indépendant et un salarié, c'est que le premier doit tout payer lui-même et voit donc lui-même beaucoup d'argent sortir de son compte, tandis que pour le salarié, c'est l'employeur qui s'en charge. C'est sûr que quand l'indépendant reçoit une note d'impôt de 20.000 eur, ça fait mal par où ça passe mais le salarié est soumis au même régime.
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Il faut surtout que les indépendants qui veulent reprendre leur indépendance le fasse. Comme le sous-entend dsti, il y en a qui se sont quand même gourés de statut. Si ils veulent les avantages du salariat, qu'ils le deviennent et arrêtent de vouloir entraîner l'entièreté des indépendants dans leur tourbillon sans fin de la hausse des taxes et des revenus sociaux alternatifs. Quand on lit les propositions du MR. On croirait que tous les indépendants ne rêvent que d'une chose : devenir salarié. Suis-je donc le seul à aimer mon statut, la liberté que cela devrait me donner mais forcément le risque que cela engendre?
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il manque quelques détails qui avantage votre calcul...j'espère que durant votre carrière, conseiller le passage en société n'était pas guidé uniquement dans le but d' améliorer les com de votre employeur.
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je fais le calcul Un salarié qui coute 50000 euros à son patron reçoit en brut (50000/1.38)*0.87=31522 euros soit environ 21600 euros net, c.à.d. 42% de son coût, donc moins que l'indépendant qui aurait fait un bénéfice de 50000euros (n'oubliez pas dans votre calcul que les lois sociales sont déductibles de son bénéfice).En outre un indépendant qui fait un bénéfice de 50000 euros/an a tout intérêt à se mettre en société et il sera nettement moins imposé. Je pourrais rajouter la vision large de l'indépendant sur ses frais. L'indépendant qui réussi est nettement mieux loti fiscalement que le salarié, mais il prend le risque (tous ne réussissent pas) et il travaille beaucoup plus. J'ai été fiscaliste et ai connu les deux statuts. C'est un choix de vie, mais on ne peut exiger les avantages des deux statuts sans les payer.
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Méfiance... Les indépendants restent les "vaches à lait" préférées de nos percepteurs serviles. Et l'histoire nous confirme que ce qui est donné d'une main est rapidement repris de l'autre... Juste une piqûre d'anesthésiant avant les élections....