Delid n’ira pas à la commission de la Société wallonne du Logement
PASCAL LORENT
mercredi 08 février 2012, 23:13
Catherine Delid soupçonne un accord entre le PS, le CDH et Ecolo, pour qu’elle endosse les manquements au sein de la SWL. Elle ne participera pas aux débats sur l’affaire de la Société wallonne du logement.
Vendredi, ce devait être le grand affrontement, une de ces commissions parlementaires comme le Parlement wallon en a connu sous la législation précédente, exhalant un parfum de soufre. Il n’en sera rien. Catherine Delid ne prendra pas part aux débats sur l’affaire de la Société wallonne du logement. Elle soupçonne désormais un accord entre le PS, le CDH et Ecolo, pour lui faire porter toute la responsabilité des manquements au sein de la SWL.
Catherine Delid, c’est l’ex-directrice des services généraux et de la communication de la SWL. Le 2 décembre, elle était licenciée pour faute grave. Motif : des manquements dans le contrôle et les procédures internes (respect de la législation sur les marchés publics), constatés dans un audit interne et un rapport externe de Ernst & Young, sans que ces enquêtes ne concluent à une fraude. Des fautes dont elle serait la seule responsable, dit le directeur général de la SWL, Alain Rosenoer. Faux, rétorque l’ex-directrice, qui affirme avoir été licenciée pour avoir dénoncé l’usage abusif d’un véhicule de la société par sa supérieure hiérarchique, Christine Chermanne.
Derrière ces accusations, on sent des haines personnelles, des vengeances peut-être, et des liens politiques : Alain Rosenoer et Catherine Delid sont PS (ils ont autrefois travaillé ensemble dans un cabinet socialiste), Christine Chermanne est CDH. Une impression confirmée par l’audition d’Alain Rosenoer, voici quinze jours, en commission.
Qu’est-ce qui amène l’ex-directrice à penser que « les dés sont pipés » ? « Jeudi dernier, en conférence des présidents du Parlement, le groupe PS est venu avec une demande : que Catherine Delid soit entendue seule, sans l’assistance de son avocat, lors de son audition, explique et son avocat, Me Jean Bourtembourg. Tout au plus pourrait-elle se tourner vers moi sur certains aspects juridiques ». Un régime qui avait déjà été imposé à Alain Rosenoer lors de son audition. Seul le MR se serait opposé à la requête, validée par la majorité. Me Bourtembourg ajoute savoir de source sûre que les députés socialistes de la commission ont reçu d’Alain Rosenoer les questions à poser à sa cliente, afin de tenter de la piéger. Invérifiable.
Catherine Delid promet de s’expliquer sur les accusations portées contre elle. Mais pas au parlement. Vendredi, les députés entendront néanmoins André De Herde (président du CA), Philippe Pire (Ernst & Young), Christine Chermanne (Inspectrice générale) et Catherine Dandois (directrice Finances et comptabilité).
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Cela pue la magouille .... Vivement un peu d'ordre et de sérénité.
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Alain Rosenoer Le premier échevin de Tubize a été exclus du PS. Son dernier apparentement connu est avec le CDH.
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Encore et toujours Charleroi ou, me semble-t-il, se trouve le siège de la SWL. mais jusqu'à quand ces escrocs stipendiés par la parti rouge continueront-ils à abuser tout le monde. En football, carte rouge est signe d'exclusion. A charleroi, dans la monde politique, c'est un permi d'immunité totale. Rosenoer? Encore un copain des politiciens véreux de Charleroi? C'est le copain de qui? van cau? di Rupo? Le soi-disant rénovateur Massin? Fatigué de cette ville pourrie.