Di Rupo Ier commence à concrétiser la réforme de l’Etat
VERONIQUE LAMQUIN
jeudi 09 février 2012, 07:06
Ce jeudi matin, Elio Di Rupo reçoit les huit présidents de parti au Lambermont. Au menu, la réforme de l’Etat. Pour la phase de concrétisation, cette fois. Par Véronique Lamquin
Belga
Pour leurs grandes retrouvailles – ils ne se sont plus réunis depuis le 23 décembre dernier – les négociateurs institutionnels auront droit à un menu plutôt technique : l’article 195 de la Constitution.
Pourquoi cette réunion ?
La réforme de l’Etat, négociée à l’automne dernier, doit être traduite en textes de loi, qui seront déposés au Parlement. C’est la tâche à laquelle s’attellent pour l’heure les cabinets des deux secrétaires d’Etat en charge de la Réforme de l’Etat, Melchior Wathelet (CDH) et Servais Verherstraeten (CD&V). En lien étroit, bien sûr, avec le cabinet du Premier ministre. Dès qu’un texte fait plus ou moins consensus, il est envoyé au « Comité de mise en oeuvre des réformes institutionnelles » (alias le Comori), qui se réunit pour l’avaliser.
De quoi vont-ils parler ?
De l’article 195 de la Constitution. Pour rappel, la réforme de l’Etat implique une révision de la Constitution. Cette dernière n’est possible que pour les articles « ouverts à révision » – la liste a été établie sous la législature précédente. Problème : la réforme négociée par les huit partis va bien au-delà. Il faut donc trouver une astuce juridique afin de pouvoir réviser des articles qui ne peuvent normalement pas l’être. C’est le préalable à la concrétisation de toute la réforme.
Les experts des différents partis ont donc planché sur le sujet et se sont entendus sur une proposition, qui sera mise sur la table du Comori, ce matin. La formule miracle ? On évoque deux pistes, qui ont un point commun : leur caractère transitoire. En clair, l’idée est de modifier, jusque la fin de la législature seulement, l’article 195. Comment ? Soit en prévoyant, que, pour cette sixième réforme de l’Etat, on peut toucher à des articles non initialement prévus. Soit en énumérant, dans l’article 195, les autres articles qui pourraient être révisés, d’ici la fin de la législature. Technique ? Hautement. Plus d’un spécialiste a d’ailleurs souligné la fragilité de la formule. Mais il n’y en a pas d’autre…
Et après ?
Une fois le cas du 195 réglé, les experts institutionnels des huit partis boucleront les autres dossiers urgents. A savoir, essentiellement, la scission de l’arrondissement électoral de BHV, le vote des Belges à l’étranger, la communauté métropolitaine, la nomination des bourgmestres, etc. Tous ces éléments doivent en effet être votés avant les vacances parlementaires, le Premier ministre s’y est engagé. Ensuite, on passera à la concrétisation de la seconde phase (transferts de compétences et loi de financement). En associant, cette fois, les Régions, héritières des matières transférées.
Vos réactions
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à mon canard Vous croyez au Père Noël. Même s'il y avait un référendum sur le retour à un état unitaire, vous auriez une large majorité en Flandre qui s'y opposerait (car la Flandre en a assez de payer la gabegie wallonne) et en outre une grosse proportion de Wallons qui s'y opposerait car le fédéralisme a été voulu par le PS pour s'assurer d'être le 1er dans au moins une partie du pays. Il est illusoire de vouloir revenir au passé.
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Le droit des citoyens belge est de pour dire "oui" ou "non" à la dissolution des entités fédérées et à la restauration du Royaume de Belgique (version 1830). Faites votre choix....
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[8] dst> cfr article 34 de la constitiution belge "L'exercice de pouvoirs déterminés peut être attribué par un traité ou par une loi à des institutions de droit international public." :-)
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à mon canard Arrêtez de dire n'importe quoi et lisez une version récente de la Constitution. Par exemple, l'art.1 est "La Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions. " et l'art.5 "La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. La Région flamande comprend les provinces suivantes : Anvers, le Brabant flamand, la Flandre occidentale, la Flandre orientale et le Limbourg.Il appartient à la loi de diviser, s'il y a lieu, le territoire en un plus grand nombre de provinces." etc...
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"Il faut donc trouver une astuce juridique afin de pouvoir réviser des articles qui ne peuvent normalement pas l'être. " Si cela ne s'appelle pas un coup d'État, civil certes, mais un coup d'État quand même. "Plus d'un spécialiste a d'ailleurs souligné la fragilité de la formule. Mais il n'y en a pas d'autre..." il y en a une autre : repecter la Constitution, que nos parlementaires et ministres ont très solennellement juré de respecter en acceptant de siéger et d'être payés !!!!