Une « grave pénurie » d'enseignants est à craindre

Rédaction en ligne

vendredi 10 février 2012, 17:06

Selon un rapport publié ce vendredi par la Commission européenne, plusieurs pays, dont la Belgique, pourraient connaître à l'avenir une « grave pénurie » d'enseignants.

Une « grave pénurie » d'enseignants est à craindre

Parmi les autres pays cités : l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas ou encore l'Autriche.

Le nombre de diplômés choisissant la voie de l'enseignement dans ces pays diminue, alors que beaucoup d'enseignants approchent de la retraite, celle-ci intervenant parfois bien avant l'âge légal.

Intitulé « Chiffres clés de l'éducation en Europe 2012 », ce rapport a été présenté vendredi aux ministres européens de l'Éducation à l'occasion d'une réunion à Bruxelles.

Ce déficit d'enseignants est déjà particulièrement important dans un certain nombre de pays, dont la Turquie, le Luxembourg, mais aussi en Communauté de française de Belgique qui se classe troisième position de ce rapport européen.

En Wallonie et à Bruxelles, 45 % des élèves de 15 ans sont ainsi déjà affectés par un manque d'enseignants qualifiés pour leur cours de mathématiques. Il en va de même pour 39 % des cours de sciences, et 24 % des cours de langues.

S'il est également présent en Flandre, le déficit d'enseignants qualifiés pour ces matières y est toutefois deux fois moins important qu'au sud du pays, montre cette étude.

Celle-ci met toutefois en évidence quelques aspects jugés encourageants. Ainsi, les budgets de l'éducation restent stables dans la plupart des États membres. De plus, l'enseignement supérieur reste la meilleure garantie contre le chômage, les hauts diplômés ayant plus de chances de trouver plus rapidement un emploi.

(Belga)

Vos réactions

Voir toutes les réactions
Je me connecte Je m'inscris

Nouveau : changement dans la procédure de connexion. En savoir plus

Quelques règles de bonne conduite avant de réagir
[22] Arretezdevousplaindre dit le 12/02/2012, 15:02

Exactement ce que je craignais... "salaire moindre que le chomage", "vecteurs du néolibéralisme et victime des politiques"... ridicule ! Le respect et la confiance, ca se gagne. J'ai un jour demandé à une classe de jeunes universitaire si certains voulaient devenir profs... ils m'ont ri au nez ! Quand je lis plus bas que certains ironisent sur fait que j'ai quitté le métier de prof pour plus de boulot pas mieux rémunéré, ca me fait beaucoup rire... 5 de mes amis proches sont dans le même cas! Franchement, il y a peu d'organisations aussi mal structurées et démotivantes (à part peut-être à la région wallonne!).

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 0 0 NON

 

[21] acpo01 dit le 11/02/2012, 16:25

[11]@JuliMad. Vous dites n'importe quoi. Le salaire des profs n'est pas miroboland mais largement supérieur aux allocations de chomage.

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 1 4 NON

 

[20] pimprenelle1793 dit le 11/02/2012, 16:20

@mc19. Laurette Zéro n'était pas seule dans l'entreprise de démolition. Avant elle était passé... tiens, comme c'est bizarre... Elio Papillon et son sourire pepsodent qui a tué l'enseignement. Et puis, n'oublions pas l'inénarrable Arena, Maria de son prénom, ses cannettes et ses jakousis. Celle-là, c'était l'apogée de l'ineptie. Ah, non... Y a encore eu Simonnet et son décret. De Charybde en Scylla... On s'étonnera que l'enseignement n'attire plus ? Que les politiques commencent par laisser les profs faire leur métier !

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 3 2 NON

 

[19] historicus dit le 11/02/2012, 11:43

Encore un prof privilégié!...- suite - ...D'ailleurs de même que les élèves ne sont plus que des "apprenants", je me voyais réduit au statut (dixit un inspecteur) de "personne ressource" gérant les activités productives du capital humain de mes classes! J'ai dit non... et le même inspecteur m'a répondu "Monsieur, vous êtes donc dans l'illégalité". Ce que j'ai fait avec plaisir pendant plus de 30 ans (et reçu avec plaisir) est donc devenu "illégal". J'ai donc quitté, une larme au coin de l'oeil ce qui était un beau métier. Ne vous étonnez donc pas de ce que l'enseignement n'attire plus grand monde : être un vecteur du néolibéralisme mal payé (du moins en début de carrière), déconsidéré et menotté à un programme délirant n'est guère enthousiasmant...

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 4 2 NON

 

[18] historicus dit le 11/02/2012, 11:23

Encore un prof privilégié !... 56 ans et "prépensionné" depuis quelques jours. Soulagement et une pointe de culpabilisation! Je suis l'un des derniers profiteurs d'une fin de carrière précoce. Pourtant j'ai aimé (et aime toujours) enseigner Mais voilà,depuis quelques années, "on" a voulu "redéfinir" mon métier : plus question de transmettre un savoir, plus question de travailler au "feeling", plus question de fonder mon enseignement sur une relation de sympathie et respect mutuel entre prof et élèves, plus question de faire partager ma passion de l'histoire et de la découverte de notre planète et des Hommes qui la peuplent...Désormais je devrais "créer des situations complexes et inédites" permettant aux "apprenants" de mettre en oeuvre des compétences les amenant à "produire du sens" afin qu'ils deviennent des citoyens "libres et responsables capables de s'adapter à l'évolution d'un société de plus en plus complexe" (lisez : des travailleurs taillables et corvéables à merci)...

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 7 2 NON

 

Voir toutes les réactions