Jette : « Une animosité vis-à-vis des francophones dans les écoles »
Blanche Dekeyser
mercredi 15 février 2012, 16:34
L’échevine de l’enseignement à Crainhem a vivement réagi face au règlement d’une école de Jette qui puni ses élèves s’exprimant en français. Des méthodes « choquantes » et « anti-pédagogiques ».
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La polémique enfle depuis que La Capitale a révélé que le collège Saint-Pierre à Jette réprimandait les enfants parlant le français dans la cour de récréation. Véronique Caprasse, échevine FDF de l’enseignement à Crainhem, trouve ces méthodes « choquantes » et « anti-pédagogiques ».
« Ce n’est pas comme cela que l’on va donner aux enfants le goût d’apprendre une autre langue » fulmine Véronique Caprasse. Pour elle, il y a d’autres moyens que ceux-là pour résoudre le problème. « C’est normal de sanctionner un enfant lorsqu’il a un comportement incivique (bagarre, insultes…) mais parler sa propre langue, comme ça dans la cour de récréation, n’a rien d’incivique. C’est aussi tout le côté spontané des enfants. » Si Véronique Caprasse ne remet pas en cause le principe – c’est tout à fait normal qu’une école néerlandophone veuille maintenir un bon niveau de néerlandais –, c’est la méthode utilisée qu’elle a du mal à accepter.
Elle se demande même si cette mesure n’est pas une attaque en règle contre les francophones. « Un enfant qui parle anglais ou arabe dans la cour de récréation est-il aussi réprimandé ? Je n’en sais rien mais je me demande si le français n’est pas l’unique cible. C’est un problème plus global. J’ai l’impression qu’il y a une animosité croissante vis-à-vis des francophones dans les écoles, les administrations… »
Sans remettre en cause l’école en tant que telle (« Il y a certainement de très bons professeurs qui y enseignent »), c’est la direction que Véronique Caprasse pointe du doigt. Une direction qui justifie cette méthode en expliquant que c’est une manière d’aider les enfants à apprivoiser la langue. « Aider en réprimandant ? » s’étonne Véronique Caprasse. « Mais où va-t-on ? On est encore dans un pays libre ! Comment peut-on donner envie d’apprendre une langue en utilisant de telles méthodes ? Cela peut créer un blocage chez les enfants. C’est anti-pédagogique. Je maintiens qu’il y a d’autres moyens que celui-là. » L’échevine prône le dialogue. « Il faut parler, expliquer les choses aux enfants. Il y a toujours moyens de faire venir l’enfant à soi avec douceur et persuasion. On pourrait par exemple organiser des jeux à la récréation. C’est dans ce sens-là qu’il faut aller. »
Vos réactions
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Je suis contre la NVA mais j'accepte ce règlement. Pour apprendre une langue rien de tel que l'immersion totale. D'ailleurs certains parents devraient faire de même. Mes parents parlaient Fr entre-eux et NL avec les enfants. Nous sommes tous bi-lingues si pas tri.
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Apparemment, ma présence sur ce forum est indésirable. Un courageux, n'ayant aucun argument à présenter à mes affirmations, fait disparaître mes interventions l'une après l'autre. Ce qui rend d'ailleurs incompréhensibles les réponses d'autres personnes. Je résume néanmoins ce que j'ai écrit précédemment: La Belgique glisse vers son évaporation lente (BDW). Conséquence: chacun chez soi dans sa propre langue. Inscrire son enfant francophone dans une école flamande est parfaitement inutile, tout comme discuter le R.O.I. d'une école où l'on a accepté d'inscrire son enfant est ridicule. Il faut envisager l'avenir sans les Flamands. Eux l'envisagent sans nous mais, je crains que, comme d'habitude, nous n'ayons une guerre de retard.
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je crois qu'aux Pays de Galles, les parents qui veulent envoyer leurs enfants dans une école "Galloise" s'engagent aussi par écrit à parler cette lanque avec leurs enfants à la maison
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Aux parents qui ne sont pas d'accord avec le règlement de l'école: il y a assez d'écoles où on parle le français, le français et encore le français, sans avoir entendu parler une autre langue pendant toute la carrière scolaire. 18 ans plus tard, ces mêmes parents peuvent se plaindre et se demander pourquoi les bilingues prennent les jobs à Bruxelles de leurs filles et fils, pourquoi plus de 70% des chômeurs à Bruxelles sont des unilingues francophones, et reprocher les flamands un tas de choses. Ces Caliméros, qui considèrent une session de néerlandais supplémentaire, en regardant le journal télévisé pour enfants de la VRT et raconter le contenu dans la classe un des jours suivants, une punition n'ont qu'à chercher une autre école, et en tout cas pas une école néerlandophone. D'ailleurs, la Commission Scolaire de Montréal (oui au Québec) envisage les mêmes règles: càd: que du français à l'école, y compris pendant la récréation.
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Une école, c'est un projet éducatif et un règlement d'ordre intérieur. C'est en fonction de ça qu'on choisit une école. C'est aux parents de décider si c'est intéressant ou pas, certainement pas à un politique.