Loin de l'égalité entre hommes et femmes

MICHEL DE MUELENAERE

mercredi 22 février 2012, 16:59

Les femmes restent les personnes les plus fragilisées dans notre société. Ecarts salariaux, différences dans les pensions… L'étude de l'Institut pour l'égalité entre hommes et femmes

L'Institut pour l'égalité hommes-femmes a publié un nouveau rapport. Les femmes restent les personnes les plus fragiles. « Il y a des différences de traitement fondamentales, elles se concrétisent dans les écarts salariaux, par exemple. Mais il y a des progrès comme la participation des femmes au marché du travail qui passe de 55 % à 75 %. Mais c'est vrai qu'il y a des retards à certains niveaux. Les politiques doivent être vigilants. On n'en fait jamais assez », a déclaré l'Institut pour l'égalité sur la Première. Voici les principaux points de l'étude :

À travail égal, salaire inégal

Dix pour cent : c'est, en moyenne, l'écart de salaire horaire brut entre les hommes et les femmes, en Belgique, en 2008, au début du XXIe siècle. Dans le secteur privé, l'écart salarial observé sur la base du salaire horaire brut s'élève à 25 % chez les employés et 17 % chez les ouvriers. Chez les fonctionnaires, la situation est meilleure : les salaires sont là réglementés. C'est prouvé : plus le salaire en jeu est important, plus l'écart salarial entre femmes et hommes croît.

Le privé se prive de femmes

Que ce soit dans les fonctions politiques ou dans l'administration, les fonctions les plus importantes et les mieux payées sont souvent occupées par des hommes. Dans la Justice ? « Une lente révolution » : plus de 46 % des magistrats étaient des femmes en 2010. Mais plus on s'élève dans la hiérarchie des cours et tribunaux, plus la présence féminine se raréfie… Le secteur privé fait moins bien : en 2006, la proportion de femmes dans les conseils d'administration d'entreprises importantes était de 7 %. Cela concerne aussi bien les entreprises cotées en Bourse que celles qui ne le sont pas. Les CA de beaucoup d'entreprises ne comptent aucune femme.

Petites pensions : féminins pluriels

On compte en Belgique 1.075.944 femmes et 784.215 hommes de 65 ans ou plus, soit une personne sur six. Cette importante population n'échappe pas à la règle des écarts de revenu entre les femmes et les hommes. Logique : l'écart de pension découle des différences de carrières et des inégalités de salaires et de revenus. Elément à tenir en compte : il y a beaucoup plus de femmes très âgées que d'hommes très âgés. Or, une partie d'entre elles ont commencé à travailler alors que l'actuel système de pension n'existait pas encore. En moyenne, sans tenir compte du régime, l'écart de pension entre les hommes et les femmes s'élève à 23 %. C'est chez les indépendants que l'écart est le plus important : 33 %.

C'est pire chez Les indépendants

Les différences salariales existent également chez les indépendants. Les femmes gagnent également moins que les hommes. Pour les indépendants à titre principal, l'écart salarial s'élève à 42 %. Le revenu annuel moyen est de 27.039 euros net pour les hommes et de 15.577 euros pour les femmes. Ce fossé passe à 56 % pour les indépendants actifs après l'âge de la retraite. Parmi les indépendants à titre complémentaire, la différence est moins marquée : l'écart est cependant encore de 23 %. Il faut noter que ces chiffres pour l'année 2009 sont basés sur les données de l'Inasti (l'institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants), déterminés à partir des cotisations sociales. Il s'agit donc des revenus nets déclarés.

Gouvernements à la traîne

Si des progrès ont été enregistrés en ce qui concerne la présence féminine au niveau des parlements, c'est loin d'être le cas dans les gouvernements. Les femmes y sont clairement sous-représentées. Le gouvernement flamand (44,4 % de femmes) et le gouvernement de la Communauté française (42,9 % de femmes) constituent des exceptions. Le gouvernement fédéral compte, lui, un peu moins d'un tiers de femmes. Le gouvernement de la Région wallonne s'en sort particulièrement mal avec seulement une ministre féminine. Notons que depuis 1999, la Belgique a connu sept premiers ministres. Dont zéro femme. Aucune ministre de la Défense nationale, aucune ministre des Affaires étrangères, aucune ministre des Finances. Des postes trop importants pour être « laissés » aux femmes ? Notons également qu'un peu plus de 10 % des bourgmestres seulement sont de sexe féminin.

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[11] katleen dit le 23/02/2012, 14:28

@innocent; là on parle pas de discrimination. je comprends bien votre point de vue ét vous avez raison. mais la question est plutôt pourquoi si peu d'homme veulent devenir d'enseignant. Pourtant si une école pourrait choissir entre un homme ét une femme, la choix sera vite fait. le fait est que dans chaque métier dont on doit s'occuper des gens on retrouve peu d'homme. pourtant chaque homme a la possibilité de faire tel études ét travaux

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[10] in-nocent dit le 23/02/2012, 14:00

Et, en parlant d'égalité, pourquoi la presque totalité des enseignants dans la primaire sont-ils des femmes ?

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[9] Mon canard dit le 23/02/2012, 10:47

[8] katleen > Ce sont les latins qui ont imposé ce système. "La règle gauloise" est la suivante (je cite ici, l'auteur plutraque) "C'est depuis ce temps que les Gaulois ont conservé l'usage de délibérer touchant la guerre et la paix en compagnie de leurs femmes et de requérir l'arbitrage de celles-ci dans les contestations qui s'élèvent entre eux et leurs alliés. Ainsi, dans le traité qu'ils firent avec Annibal, il fut stipulé, que si les Gaulois formulaient quelques plaintes contre ceux de Carthage, ce seraient les gouverneurs et les généraux Carthaginois résidant en Espagne qui les décideraient; que si, au contraire, ceux de Carthage se plaignaient des Gaulois, les femmes de ces derniers seraient juges." Et ils n'avaient qu'une conception "très limitée" du mariage puisque certains clan reconnaissaient "l'union libre" (auquel cas es 2 partenaires devait faire partie du même clan, bien sûr) Cfr "Guerre des gaules" V.14. ;-)))

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[8] katleen dit le 23/02/2012, 09:15

3] greg0r : oui il est normale que certaines domaines quotidiennes sont faites par les femmes et des autres par les hommes. de l'autre part.... le temps par semaine qu'une femme 'travaille' pour le ménage et les enfants revient a 26 u 41 tandis que chez les hommes ca revient à 14 u 59. Je ne sais pas mais la majorité des femmes travaillent aussi aujourd'hui !!! Donc c'est logique que les femmes touchent moins pour le même travail ét qu'elles travaillent plus à la maison ?! Facile à dire si on est un homme....Par après on lit des articles sur des quota, tandis que le vrai problème est simplement que les femmes sont simplement incapable de faire des carrières comme les hommes le font. Et non ce n'est pas le choix entre les couples; c'est un règle accepté dans notre vie en 21 siècle. Un règle qui est bien discriminatoire

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[7] Bora-Bora dit le 23/02/2012, 09:08

C'est normal. Faut bien qu'elles s'occupent des enfants.

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