Di Rupo chez Sarkozy confirme un nouvel accord sur Dexia

Rédaction en ligne

vendredi 24 février 2012, 15:23

Elio Di Rupo s’entretiendra avec Nicolas Sarkozy et François Fillon ce vendredi. Di Rupo a déjà confirmé la conclusion d’un nouvel accord entre la France et la Belgique sur les garanties temporaires accordées à Dexia.

Di Rupo chez Sarkozy confirme un nouvel accord sur Dexia

© Belga

Le Premier ministre belge Elio Di Rupo est arrivé vendredi matin à l’Elysée à Paris pour un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, candidat à un second quinquennat lors de la présidentielle d’avril-mai, avant une rencontre avec son homologue François Fillon.

Le chef du gouvernement belge a été accueilli à 10h00 précises par M. Sarkozy sur les marches du palais présidentiel pour un entretien consacré aux relations bilatérales – qualifiées d’« excellentes » – entre Bruxelles et Paris, à la préparation du sommet européen de jeudi et vendredi prochains et à la situation internationale et notamment en Syrie, selon l’entourage du Premier ministre.

Le Premier ministre Elio Di Rupo a confirmé vendredi à Paris qu’un nouvel accord avait été conclu entre la France et la Belgique sur les garanties temporaires accordées par les deux Etats au groupe Dexia pour favoriser son démantèlement. « Ce nouvel accord a été négocié avec le ministre des Finances et le côté français », a-t-il indiqué à la presse à l’issue d’une rencontre à l’Elysée avec le président français Nicolas Sarkozy. « Le but est de respecter les engagements » pris par les gouvernements, a ajouté M. Di Rupo en se refusant à entrer dans les détails et à citer le moindre montant.

De source française, on précise que la question de Dexia avait été brièvement évoquée lors de l’entretien entre MM. Sarkozy et Di Rupo.

Lors du démantèlement du groupe Dexia, en octobre dernier, la Belgique, la France et le Luxembourg ont apporté une garantie de 90 milliards d’euros – ensuite réduite de moitié – aux financements du groupe pour faciliter l’opération, dont 60 % à charge de l’Etat belge, comme garantie accordée à Dexia SA et à Dexia Crédit local, les structures de défaisance du holding. Di Rupo a fait par de son intention d’aller « vite » dans ce dossier.

Dexia : accord temporaire remanié sur les garanties d’Etat

Selon l’Echo et de Tijd, l’accord temporaire qui accorde au groupe franco-belge la garantie des Etats belge, français et luxembourgeois sur un montant de 45 milliards d’euros a été remanié.

L’accord initial pris à la fin de l’an dernier était en effet fort inefficace, puisque Dexia devait pour bénéficier de cette garantie apporter également en gage d’autres actifs (comme par exemple des obligations d’Etat). Or ces actifs lui servaient aussi pour avoir du financement de la Banque centrale européenne. Le patron de Dexia Pierre Mariani avait souligné ce point lors de son audition devant la commission parlementaire sur Dexia Dans les faits, Dexia bénéficiait quand même, sur une certaine partie de ces 45 milliards, de garanties « non collatéralisées », c’est à dire accordées sans devoir mettre des obligations en gage, mais qui était accordées au compte-gouttes.

L’accord intervenu ces derniers jours coule cette disposition dans un texte : Dexia bénéficiera sur ces 45 milliards de 17 milliards vis-à-vis desquels le groupe ne devra pas apporter de collatéral. Avec cette ligne, d’ailleurs, Dexia devrait solder, comme Pierre Mariani l’a dit lors de la présentation des résultats ce jeudi, la ligne de crédit (d’une dizaine de milliards d’euros) que Dexia avait encore sur son ancienne filiale, Dexia Banque Belgique.

Toutefois, le vrai problème de Dexia n’est pas là : on sait depuis décembre que cette ligne de crédit temporaire arrive à échéance fin mai. D’ici là, il faudra donc que Dexia, les Etats et la Commission européenne arrivent à un accord sur le nouveau plan de restructuration du groupe (qui sera présenté le 21mars à la Commission) et surtout sur un accord définitif portant la garantie des Etats à 90 milliards d’euros pendant dix ans. Un accord définitif que Pierre Mariani a considéré jeudi comme vital pour assurer la continuité du groupe (voir Le Soir du 24 février).

Depuis son entrée en fonction début décembre, M. Di Rupo a entamé une tournée des capitales européennes qui l’a déjà conduit à La Haye, à Luxembourg et à Berlin. Il a également rencontré à Bruxelles le président du Conseil italien, Mario Monti.

Pierre-Henri Thomas et Belga

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[17] antony1961 dit le 24/02/2012, 17:19

Il en a marre de se faire rouler par les flamands et il est aller se faire voir en France mais qui va encore payer la vaseline?

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[16] rafi71 dit le 24/02/2012, 16:58

Sur la photo on voit qu'ils ne ne sont pas tres copains.

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[15] Robby-net dit le 24/02/2012, 13:54

[8] dememe, pour ce qui est de la condamnation des états vous avez, malheureusement raison; Mais pour ce qui est de la condamnation des banques .... Leurs représentants et leurs actionnaires seraient eux responsables.

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[14] JuliMad dit le 24/02/2012, 13:50

@ [2]DBox - Le problème majeur étant qu'une partie non négligeable de la population a son compte en banque chez Dexia, qu'ils ont simplement placé leur argent chez eux limite par hasard, qu'ils n'ont rien à voir avec les malversations des grands patrons de cette mafia ... si l'état ne paie pas, on fait quoi avec ces gens? On liquide leur vie et on les mets à la rue? ... Le fait est que Dexia utilise des épargnants innocents comme bouclier humain pour faire tout et n'importe quoi sur les marchés... ce qu'il faudrait, c'est rembourser les épargnants (les petits en premier pour une fois? :p), puis liquider la structure corrompue de Dexia, poursuivre les dirigeants qui ont tiré profit du naufrage, et ensuite, légiférer pour interdire aux banques de jouer avec l'argent qui ne leur appartient pas sans avoir de garanties de pouvoir rembourser... Mais ca ce n'est pas demain qu'on aura des politiciens qui ont ce courage.

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[13] markjan dit le 24/02/2012, 13:33

Le problème c'est la connivence entre gouvernants (quels que soient les pays et les tendances politiques) et la bancocratie. C'est une gigantesque opération de privatisation des Etats et qui va donc placer les citoyens dans une profonde misère. Merci l'Europe de Barosso, petit marquis non élus et perpétuellement reconduits .

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