L'Institut Jules Destrée a remis le prix du « Wallon de l'année » 2008 à Bernadette Mérenne-Schoumaker, professeur à l'Université de Liège. Cette spécialiste de la géographie économique s'est notamment illustrée dans les études d'incidence qu'elle a menées pour différents projets de développement économique à travers la Wallonie.
Capture d'écran
En tant qu'universitaire, Mme Mérenne a toujours veillé à conjuguer les dimensions de la recherche, de l'enseignement et de la citoyenneté, a-t-elle expliqué. Dans cet esprit, elle a mis sur pied, il y a une vingtaine d'années, le Service d'Etudes en Géographie Economique Fondamentale et Appliquée (SEGEFA) qui a collaboré à divers projets de développement, avec des intercommunales mais aussi des partenaires privés.
Cette activité l'a naturellement menée à appréhender la difficulté de mettre en oeuvre de tels projets face aux réticences de riverains et à ce qui est communément appelé le phénomène « Nimby » (Not in my backyard). A ses yeux, celui-ci n'a cessé de prendre de l'ampleur, à tel point que les initiatives les plus anodines connaissent parfois de grandes difficultés.
« Vous ne savez quasiment plus rien proposer dans les quartiers. Et ce n'est pas toujours l'intérêt collectif qui prévaut, loin s'en faut. Même l'installation d'un arrêt d'autobus dans un quartier, cela devient difficile », a-t-elle expliqué.
Pour surmonter de tels écueils, elle prône le dialogue même si, rappelle-t-elle, « l'intérêt général ne se résume pas à la somme des intérêts particuliers ». L'essentiel réside, d'après elle, dans l'enseignement. « Il faut bien former et bien éduquer dès l'école primaire pour que les gens puissent penser collectif dès le départ. D'où l'importance des métiers d'enseignement. A 12 ans, beaucoup de choses sont déjà jouées », a-t-elle expliqué.
Le prix Bologne-Lemaire, dit aussi « Wallon de l'année », est remis chaque année par l'Institut Jules Destrée. Parmi les prédécesseurs de Mme Mérenne, l'on retrouve les cinéastes Luc et Jean-Pierre Dardenne, le sportif Jean-Michel Saive, l'ex-secrétaire générale d'Inter-Environnement Wallonie, Thérèse Snoy ou le dramaturge Jean Louvet.
Honneur et merci Acceptez qu'un vieux liégeois se réjouisse qu'une professeur de l'exceptionnelle qualité de Bernadette Mérenne soit la Wallonne de l'Année, elle qui a poursuivi, enrichi et dynamisé une tradition de plus de 3/4 de siècle d'études de la géographie liégeoise au service de l'aménagement et du développement économique des territoires pour l'épanouissement de leurs citoyens, le tout axé essentiellement sur la Wallonie. Former les jeunes et éclairer l'action des décideurs dans l'objectivité de la science est une gageure qu'elle a dominée. Merci à l'Institut Destrée et merci à Bernadette Mérenne.
Le choix laissez moi deviner? Elle donne des résultats conformes à ce que le gouvernement wallon veut entendre... alors le comité "indépendant" du gouvernement wallon a choisi en toute indépendance... Mwais.
Très bon choix Madame Mérenne a raison de critiquer le phénomène NIMBY qui est train d'empêcher la création et le développement de la moindre activité en Wallonie. J'aime particulièrement cette phrase : « l'intérêt général ne se résume pas à la somme des intérêts particuliers ».
@ L'Enseignement ! On en revient à la base : "Former & Eduquer" ! Rien à voir avec le Ministre & Canal +, rien à voir avec Laurette & Marie ! Comment faire ?