« Avez-vous lu le programme du MR ? Impayable. On rase gratis !, déclare Magnette dans une interview au Soir. Appliqué comme tel, ce programme nous conduirait à une situation à la grecque. Les libéraux, c’est comme la droite grecque et le gouvernement Caramanlis qui a opéré avant le socialiste Papandreou : vider les caisses de l’Etat, s’endetter, se mettre dans les mains de la finance internationale. »
« Didier Reynders se confirme comme le magicien des ’’effets retour’’ : pour lui, ce qui va résoudre tous les problèmes, c’est de baisser les impôts de manière généralisée… Baisser un certain type d’impôts sur les classes moyennes, qui paient trop vite trop d’impôts, nous le voulons ; comme réduire les cotisations sociales pour les jeunes qui se lancent ; prolonger les mesures fiscales des PME qui investissent. Mais tout ceci doit être compensé en recettes, sinon on court au drame. »
Evoquant la « mythologie » anti-wallonne de Bart De Wever, Paul Magnette ajuste là encore à l’endroit du MR : « L’hebdomadaire flamand Trends Tendance l’a écrit récemment à destination des patrons : la Wallonie prend une longueur d’avance sur la Flandre, on assiste à une inversion des cycles historiques en sa faveur. Lisez notamment l’ouvrage de Michel Quévit. C’est vrai qu’on manque d’un certain patriotisme des intellectuels francophones. Sans doute aussi parce que la droite wallonne a contribué à répercuter le discours de la droite flamande : pour des raisons électoralistes, le MR a dépeint la Wallonie en noir contre toute objectivité, contribuant à répandre chez nous le discours de De Wever. »