Les chrétiens-démocrates flamands considèrent qu’il faudra en 2011 Épargnes 706 millions d’euros (ou 0,2 pc du PIB) de plus que prévu dans le Pacte de stabilité.
Le fédéral ne peut plus financer des compétences qui ressortissent aux entités fédérées, raison pour laquelle une réforme de l’État est nécessaire. Sans cela, impossible de revenir à l’équilibre budgétaire pour 2015, estime le CD&V.
À cet horizon, le fédéral devra avoir épargné 20,6 milliards d’euros et les autres niveaux de pouvoir 1,7 milliard.
Chacun de ces niveaux de pouvoir doit pouvoir présenter un budget à l’équilibre en 2015, estime le parti de Marianne Thyssen, candidate déclarée au poste de premier ministre.
Le retour aux normes budgétaires, au niveau fédéral, ne pourra se faire qu’à partir de 2012. Dans cette optique, à côté d’une réduction accélérée du déficit pour 2011, le fédéral pourrait l’an prochain économiser jusqu’à 900 millions d’euros en cessant de financer les compétences « usurpées », c’est-à-dire des matières qui ne sont pas strictement les siennes selon le CD&V.
Le parti considère que la politique des grandes villes, le Maribel social, les soins de santé préventifs et toute une série d’incitants fiscaux font partie de ces compétences usurpées.
Cette cessation de paiement dès 2011 se ferait en accord avec les entités fédérées, propose le CD&V. Mais ensuite, une réforme de l’État et une révision de la loi de financement sont nécessaires pour maintenir les finances en ordre, estime-t-il.
Et de citer d’autres économies dans l’accès aux prépensions, un couplage de la norme de croissance des soins de santé à la croissance économique, des conditions plus sévères de crédit-temps, 1,5 pc d’économie dans la fonction publique (frais de fonctionnement et salaires, non-remplacement de certains fonctionnaires partant à la retraite, etc), une harmonisation des précomptes immobiliers et le traitement des situations abusives liées aux intérêts notionnels, dont le taux ne pourrait dépasser 3,8 pc. Le CD&V plaide aussi pour une réforme fiscale allant vers plus de simplification.
Toutes ces économies sont conditionnées à deux éléments : ne pas porter atteinte au potentiel de croissance de l’économie ni aux plus bas revenus, ce qui implique de ne pas réduire les allocations.
« Épargner avec intelligence, plutôt que le désert économique et social », résume-t-on.
(belga)