Bernard Clerfayt MR-FDF : 58 %

Rédaction en ligne

lundi 07 juin 2010, 11:08

Secrétaire d’Etat à la Modernisation du Service public fédéral des Finances, à la Fiscalité environnementale et à la Lutte contre la fraude fiscale.

Bernard Clerfayt MR-FDF : 58 %

© Alain Dewez

Sa vision : 28/40

Soyons de bon compte : on a entendu, dans la bouche du secrétaire d’Etat à la fiscalité environnementale, des idées intéressantes et novatrices. Certes parfois inspirées par les travaux du Bureau du Plan, de l’OCDE et du Conseil supérieur des Finances (ce qui est à l’honneur de celui qui les relaye) mais qui demandaient un chouïa de courage à défendre. Plaider pour une augmentation de la fiscalité sur les carburants dans un pays où toucher à la voiture est passible du bûcher, il faut oser. Proposer une alternative à la voiture de société, évoquer une taxe énergie/CO2 (ou carbone)…, les idées n’ont pas manqué. Sans oublier la création d’un prêt vert, même si ce dernier n’a pas eu l’effet escompté et que sa prolongation au-delà des années de crise n’est pas encore acquise. Clair, Clerfayt est convaincu de la nécessité d’un « green tax shift » à la belge. En revanche dans le déploiement de ses autres compétences, on pense à la lutte contre la fraude fiscale, le secrétaire d’Etat a souffert de l’ombre portée de son patron, le ministre des Finances Didier Reynders. Ce dernier ne lui a laissé que peu d’espace ainsi qu’il l’avait fait avec Hervé Jamar.

Son action : 20/40

Des idées, c’est bien, mais lorsque le taux de réalisation est si faible, il y a de quoi se faire du souci. Car hormis le prêt vert et un maigre changement dans la déductibilité des voitures de société, le « green tax shift » tant vanté par Clerfayt et par le gouvernement, se fait toujours attendre. Le prêt vert a bien franchi la rampe, mais il reste précaire. La taxe énergie/CO2 ? Que dalle. Le rattrapage des accises, niente. Il est vrai que ces mesures ne se concrétisent pas en quelques mois. Mais il semble évident que le secrétaire d’Etat à la fiscalité verte n’a pas réussi à convaincre ses collègues du gouvernement. Quant à la lutte contre la fraude, on ne peut pas dire que le bilan du couple Reynders/Clerfayt soit bien gras.

Sa communication : 10/20

A force d’annoncer sans concrétiser, on finit par lasser. On retiendra du passage de Clerfayt quelques pataquès, sur l’augmentation des accises sur le diesel et sur la taxe carbone, qui n’en était pas une. Mais quand même si…

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