Didier Reynders MR : 69 %
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lundi 07 juin 2010, 10:54
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Vice-Premier ministre, ministre des Finances et des Réformes institutionnelles.
© Olivier Papegnies
Sa vision : 28/40
Le sauvetage de Fortis, orchestré par le ministre des Finances s’est avéré une bonne opération, à court comme à moyen terme, ce qui témoigne d’une vision correcte. Cette opération menée rapidement, en dépit de sa complexité, a permis à la Belgique de transférer à une banque privée un risque très élevé, qui aurait pu peser lourdement sur les finances publiques. Si le pays avait été grevé d’un tel poids, il n’aurait probablement pas aussi bien résisté à la crise grecque.
Le président du MR s’est par ailleurs avéré un bon porte-parole du libéralisme, au sein du gouvernement. Le vice-Premier s’y est battu, avec pugnacité (à la limite, parfois, de l’obstination idéologique) pour teinter de bleu l’« action » gouvernementale.
Son action : 27/40
Le sauvetage des banques belges et ses suites n’ont pas seulement exigé une vision claire, ils ont aussi nécessité une action rapide. C’est en grande partie à Didier Reynders qu’on la doit. Le ministre a également remanié l’architecture du contrôle des banques dans le pays. Il a également contribué, avec les socialistes, à l’instauration d’une taxe sur les banques. Dans les débats budgétaires, le président du MR a toutefois pris, par moment, des options de court terme, voire proprement électoralistes, sans toujours penser aux intérêts financiers de l’Etat. Ainsi, la baisse de la TVA dans l’Horeca, qu’il a imposée à ses partenaires de la coalition semble s’être soldée par un échec pour les finances publics, pour le consommateur, et pour l’emploi. Il reste en outre un patron du département des Finances contesté. Enfin, il lui est reproché, non sans arguments, de ne pas avoir suffisamment lutté contre la fraude.
Sa communication : 14/20
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances a appliqué une communication équilibrée. Il a su, par moment, se faire discret. Aux pires moments de la crise de l’euro, il s’est abstenu de déclarations fracassantes, qui auraient pu attirer l’attention des marchés sur la Belgique. Il a su également, au jour le jour, défendre ses positions et expliquer son action de manière didactique. Après la crise interne à son parti, il a, semble-t-il, décidé de s’abstenir de remarques acerbes, notamment vis-à-vis de ses collègues de la coalition. Le spectacle politique en a peut-être souffert, mais cette attitude a sans doute permis de pacifier les relations au sein de la coalition gouvernementale au moment où frappait la crise économiques.
