Guy Vanhengel Open VLD : 48 %
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lundi 07 juin 2010, 10:53
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Vice-Premier ministre et ministre du Budget.
© Belga
Sa vision : 19/40
Difficile de percevoir une vision dans le parcours ministériel de Guy Vanhengel au Budget. Il a pourtant fait une arrivée en fanfare : juste après sa nomination, il avait déclaré que la Belgique était en « faillite virtuelle ». On pouvait donc s’attendre à ce que cette déclaration soit suivie des constats et remèdes de long terme que cette situation imposait. Mais on n’a rien vu venir. Dans ce domaine, on a plus entendu Herman Van Rompuy, puis Yves Leterme, et surtout Melchior Wathelet, secrétaire d’Etat au Budget.
Son action : 20/40
Guy Vanhengel ne s’est pas davantage distingué par son action. Après ses propos fracassants sur la faillite virtuelle du pays, il ne semblait pas vraiment maître du dossier budgétaire, et donnait l’impression, par moments de s’en désintéresser. Cette situation est d’autant plus étrange que Guy Vanhengel avait occupé les mêmes fonctions à la Région bruxelloise, et qu’il ne s’y était guère attiré de critiques fondamentales. Un élément d’explication, sans doute : Melchior Wathelet avait déjà le dossier en main au moment de l’arrivée de Guy Vanhengel, et ses équipes étaient au fait du dossier. Il eût peut-être même été contre-productif de briser cet élan. Il nous revient du reste que les contacts entre les cabinets Vanhengel et Wathelet étaient excellents.
En revanche, en tant que vice-Premier, Guy Vanhengel récolte bien des louanges. Il est vrai qu’il succédait à des profils plus râpeux tels que Karel De Gucht ou Patrick Dewael. Le Bruxellois, lui, s’est d’emblée montrée plus diplomate, ouvert et constructif.
Sa communication : 9/20
La communication de Guy Vanhengel traduit un peu son désintérêt apparent pour le dossier. Après avoir demandé un remède de cheval pour le pays, il n’a quasiment plus jamais communiqué sur le dossier. Aux conférences de presse, il se contentait de quelques vagues propos introductifs, laissant le soin à Melchior Wathelet d’expliquer la situation. Par boutade, il disait même qu’il laissait les choses compliquées au Secrétaire d’Etat. A la Chambre, ses réponses étaient pour le moins évasives.
