Inge Vervotte CD&V : 56 %
Rédaction en ligne
lundi 07 juin 2010, 10:58
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Ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques.
© Belga
Sa vision : 25/40
Elle aurait sans doute figuré dans les meilleurs élèves du gouvernement si la législature s’était déroulée « normalement » dès le début en 2007. Mais elle en a claqué la porte pour suivre Leterme dans sa démission en décembre 2008 avant de revenir à ses compétences initiales en novembre 2009. Difficile dans ces conditions de tracer une véritable ambition politique et de s’y tenir. Même si son retour aux affaires a rappelé favorablement toute la différence d’engagement avec celui qui l’a remplacée durant un an (Steven Vanackere). On a donc donné des bons points aux entreprises qui rapportent de l’argent à l’État (Belgacom, La Poste) mais la fonction publique de demain, la poursuite (ou non) de la mise en concurrence européenne des entreprises publiques, on en parlera dans un autre gouvernement.
Son action : 21/40
Son côté jeune femme loyale qui refuse de se faire mousser en a séduit plus d’un(e). Qui apprécient qu’elle aime faire les choses « comme il se doit », dans le respect des procédures, avec autant de rigueur morale que fonctionnelle. Le respect du travail parlementaire en fait partie. Elle n’y a jamais dérogé.
Mais on attendait beaucoup de la part de la ministre sur la réforme de la Fonction publique, qui devait être un des grands chantiers de la législature, on n’a rien vu venir. Si l’on excepte un accord sectoriel conclu avec les organisations syndicales augmentant les primes de fin d’année, ce fut le désert : sélection des top-managers, systèmes de mandats, statut… Silence radio.
La gestion des entreprises publiques a été, elle, mieux suivie, notamment dans le respect des aspects « sociétaux » surveillés lors du renouvellement des contrats de gestion des filiales de la SNCB et de la Poste. Mais aussi parce que l’actualité l’a imposé lors des grèves concernant ces deux derniers secteurs. Et le malheureux point d’orgue de cette actualité fut l’accident ferroviaire de Buizingen où, là, Inge Vervotte a démontré à la fois sa présence, son contrôle et l’application du juste rôle du politique par rapport aux responsables directs des filiales du chemin de fer. Un rare sans-faute politique de ce gouvernement. Mais (heureusement) limité dans le temps.
Sa communication : 10/20
Prenez une retenue naturelle, un respect de la voie hiérarchique ajoutez-y la volonté d’éviter de sombrer dans les facilités « people », un soupçon de pragmatisme électoral visant à s’expliquer avant tout devant les médias flamands et vous obtenez une « com » francophone fatalement limitée et trop facilement institutionnelle. Ici encore, une exception de taille : l’accident de Buizingen. Inge Vervotte y a employé un ton juste, mêlant affliction sincère, contrôle des émotions et rigueur de l’information délivrée.
