Laurette Onkelinx PS : 69 %
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lundi 07 juin 2010, 10:54
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Vice-Première ministre, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l’Intégration sociale.
© Belga
Sa vision : 28/40
Son prédécesseur, Rudy Demotte, avait réussi, par sa gestion rigoureuse, à soustraire l’assurance-maladie à la volonté flamande de la régionaliser. Laurette Onkelinx a maintenu le cap, tout en améliorant la couverture des malades chroniques et en établissant un plan national cancer, qui doit encore monter en puissance. En revanche, alors que les écarts se creusent en termes d’espérance de vie, entre les personnes les plus et les moins aisées, les plus et les moins instruites, pas l’ombre d’un plan fédéral de lutte intégré contre les inégalités de santé. Face aux défis qui se présentent (vieillissement de la population, fracture sanitaire, coût des nouvelles technologies…), la ministre a géré sans innover. L’Etat continue à favoriser fiscalement les systèmes de protection complémentaires, sans que Laurette Onkelinx mette l’entrain qu’on attendait d’une ministre socialiste à consolider la protection sociale de base (en améliorant la couverture des frais hospitaliers, en revalorisant davantage les soins de première ligne, en diminuant le prix des médicaments, en augmentant les indemnités d’invalidité, en liant intégralement les allocations sociales au bien-être…).
Son action : 27/40
Quand elle lance une initiative, Laurette Onkelinx s’y tient. Elle l’a démontré avec son plan cancer. En revanche, il est des silences ou des absences qui interpellent, notamment quand la ministre cède à la volte-face de son parti face à l’interdiction totale du tabac dans l’horeca (privilégiant les intérêts particuliers à l’intérêt collectif de santé public, le PS a préféré s’en tenir à une interdiction partielle après avoir prôné le bannissement intégral). Autre renoncement : le coup d’arrêt au modèle Kiwi, qui aurait permis d’obtenir de sérieuses diminutions de prix des médicaments, en recourant à des appels d’offres ciblés. Peu d’avancées réelles, aussi, en termes de lutte contre l’obésité ou la consommation abusive d’alcool. Et rien, ou quasi rien, sur le terrain fondamental de la lutte contre les inégalités de santé (qui augmentent, en Belgique).
Dans la crise de la grippe, elle a marqué des points, en ne dramatisant pas la situation, en ne faisant pas un « show pandémique ». Mais elle a aussi fauté sur la transparence de l’attribution du marché du vaccin à GSK ou sur le déclenchement légal d’un « état d’urgence », manifestement surdimensionné.
En tant que chef de file des socialistes, Laurette Onkelinx, en revanche, cartonne : pugnace, elle est assurément l’un des meilleurs vice-Premiers du gouvernement.
Sa communication : 14/20
Laurette Onkelinx a une incontestable force de conviction. Au point, parfois, de ne pas savoir prêter l’oreille à la contradiction. Saluons, en revanche, le professionnalisme, l’efficacité et l’honnêteté de son équipe de com.
