Melchior Wathelet CDH : 71 %

Rédaction en ligne

lundi 07 juin 2010, 11:16

Secrétaire d’Etat au Budget, à la Politique de migration et d’asile, à la Politique des familles, aux Institutions culturelles fédérales.

Melchior Wathelet CDH : 71 %

© Michel Tonneau

Sa vision : 30/40

Officiellement, Melchior Wathelet était secrétaire d’Etat au Budget. Mais en réalité, c’était lui le ministre. Aidé dans un premier temps par Herman Van Rompuy, puis chapeauté par Yves Leterme, il a contribué à définir la trajectoire budgétaire claire dont la Belgique s’est dotée. En pleine crise, notre pays est parvenu à se doter d’un budget pour deux années. En outre, le contrôle budgétaire de ce début d’année a révélé qu’il n’y avait pas eu de dérapage, en dépit d’une situation économique instable. La vision était donc juste, sur le court terme en tout cas. En matière d’immigration, on a pu se rendre compte que Melchior Wathelet n’était pas seulement là pour appliquer docilement l’accord gouvernemental sur la régularisation. Il avait des idées claires et assez audacieuses pour aller plus loin et élaborer une réelle politique dans ce domaine.

Son action : 30/40

L’action résulte de la vision : la Belgique dispose d’un budget pour 2010 et d’une épure déjà très avancée pour 2011, ce qui n’est pas un luxe dans le climat d’instabilité économique et politique du moment. Même si la confection d’un budget et son contrôle ne relèvent pas exclusivement d’un secrétaire d’Etat, loin de là, Melchior Wathelet est parvenu à compiler les demandes des uns et des autres, tout en imposant, avec le Premier ministre, une réduction du déficit de la Belgique. Cette rigueur est l’un des éléments qui a permis à la Belgique d’échapper aux attaques de spéculateurs, au pire moment de la crise grecque, il y a quelques semaines. Dans le dossier de l’immigration, il a navigué très habilement parmi les écueils. Lorsque le Vlaams Belang a réussi à « casser » l’instruction sur la régularisation, il a réagi avec fermeté et a assumé une faute collective. Politiquement, c’est un sans-faute. Avec sa casquette « Familles », il a pris certains dossiers à bras-le-corps : tribunal des familles, médiation, hébergement égalitaire… En consultant le terrain et en s’appuyant sur son expérience d’avocat.

Sa communication : 11/20

Très pédagogue, bilingue, le secrétaire d’Etat s’est distingué par sa pédagogie. En matière d’asile et d’immigration par contre, il ne s’est pas beaucoup distingué des précédents ministres (de l’Intérieur) chargés de cette compétence : la langue de bois en français comme en néerlandais.

Vos réactions

Je me connecte Je m'inscris

Nouveau : changement dans la procédure de connexion. En savoir plus

Quelques règles de bonne conduite avant de réagir