En voil?n qui je souhaite de pouvoir rester ?on poste pendant la prochaine l?slature.
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Rédaction en ligne
lundi 07 juin 2010, 10:55
© Belga
On ne va pas lui demander d’avoir une vision ! Steven Vanackere n’est ministre des Affaires étrangères que depuis le retour d’Yves Leterme au Seize, fin novembre 2009. Mais il s’est appliqué à apprendre son nouveau métier. Congo, Proche-Orient, Union européenne, etc. : il s’y est mis avec modestie et curiosité, à la manière d’un honnête homme.
Au cours de ces six mois, Steven Vanackere a été un ministre des Affaires étrangères très diplomate. Cette attitude tranchait particulièrement avec celle de Karel De Gucht (Open VLD), qui avait dirigé notre diplomatie entre juillet 2004 et juillet 2009, et qui avait le sens de la formule et aimait mettre les pieds dans le plat. Jusqu’ici, cette « touche Vanackere » a fait globalement bonne impression. Il reste néanmoins qu’un bon ministre des Affaires étrangères ne doit pas forcément être diplomate, et que le parler vrai est une valeur à préserver.
En tant que vice-Premier ministre, le CD&V de service a manqué de temps pour se révéler. Débarquant dans la fonction, il a dû prendre ses marques. Ce qu’il a fait à sa façon, diplomate une fois de plus.
Steven Vanackere est une sorte de gendre idéal. Il communique bien, avec de forts accents de sincérité. Mais, comme on l’a dit ci-dessus, il peut parler bien, mais pour dire rien… Il est, au demeurant, bien servi par les services d’information du ministère des Affaires étrangères lui-même, qui sont très professionnels et très rodés.