Yves Leterme CD&V : 54 %

Rédaction en ligne

lundi 07 juin 2010, 10:54

Premier ministre, chargé de la Coordination de la Politique de migration et d’asile.

Yves Leterme CD&V : 54 %

Quel bilan ? Une législature de quatre ans qui en dure trois, même pas ; soustrayez la désastreuse séquence de l’Orange bleue en 2007, il en reste deux et demi. Une législature (disons, malgré tout) durant laquelle Yves Leterme, en sa qualité de formateur ou de Premier, a présenté sa démission à cinq reprises. Une législature ponctuée anticipativement de la pire façon : pas par une crise noble, sur le thème socio-économique ou tout autre « idéologiquement » identifiable, mais sur… BHV. Le chef du gouvernement (par intermittence) porte en définitive, et par fonction, la responsabilité politique du désastre. D’où notre cote sévère.

Sa vision : 24/40

Prenons deux angles de vue : communautaire et socio-économique. Dans le premier cas, c’est la Berezina, on l’a dit. Yves Leterme a cassé la baraque électoralement en 2007 avec un cartel CD&V/N-VA voué à transformer profondément l’architecture institutionnelle du pays, et on a vu ce qu’on a vu : rien !

Quant au socio-économique : entre ses démissions, Yves Leterme avait su gérer utilement la crise bancaire. Durant sa traversée du désert, l’homme avait potassé le modèle rhénan, potassant les théories économiques. Et puis, en fin de parcours, il a laissé entrevoir quelques belles ambitions pour le redressement du pays (sa stratégie à l’horizon 2020), mais il a échoué à imposer fermement ces priorités à l’agenda, jusqu’à se laisser déborder comme on le sait par le « communautaire », et se laisser trahir par un partenaire, le VLD d’Alexander De Croo.

Son action : 20/40

Comme indiqué ci-dessus (krach bancaire, velléités d’agenda socio-économique), Yves Leterme a « travaillé » quand il a pu, et on lui saura gré notamment d’avoir, avec ses ministres, limité la casse sociale par gros temps de crise : son attachement au « modèle social » est ancré, et il a foi, dit-il, dans le « modèle rhénan ». Des convictions fortes qui, malheureusement, ont été parasitées en permanence par les crisettes de toutes sortes, avant la chute finale.

Reste qu’un Premier ministre, c’est aussi (et avant tout) un chef d’orchestre, un meneur d’hommes. Et là, foi de confidences ministérielles, on était loin, très loin du compte. Pour le dire autrement, lorsque l’ambiance au sein du gouvernement était constructive, Leterme s’en sortait tout juste. Mais, dès que les tensions reprenaient de plus belle, il s’avérait totalement incapable de reprendre la main et de siffler la fin de la récréation.

Sa communication : 10/20

Il faut bien constater l’échec de sa com’ globalement : « Monsieur 800.000 voix » n’a jamais su transformer positivement sa puissance de feu électorale de juin 2007. Ce qui aurait fait de lui l’homme d’Etat des années 2000. Au contraire, le Premier ministre est apparu, tout au long de la législature, tantôt mal à l’aise, tantôt timoré, parfois voire aigri

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