"CDH, en tout cas, essaye d? de torp?r..."CDH = Cor?du nord? Eux sont les sp?alistes pour torpiller.
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MARTINE DUBUISSON
lundi 14 juin 2010, 16:02
PIERRE-YVES THIENPONT
Le Roi Albert II a commencé ce matin ses consultations politiques après le scrutin secouant de dimanche. Il a d’abord reçu le Premier ministre sortant Yves Leterme, qui selon la coutume a présenté la démission de son gouvernement. Le Roi a accepté cette démission et chargé le gouvernement de l’expédition des affaires courantes, a annoncé le Palais Royal. Albert II avait déjà accepté la démission du gouvernement le 26 avril dernier. Mais lors d’élections anticipées comme celles de ce dimanche, il est de coutume de présenter et d’accepter formellement à nouveau la démission au lendemain du scrutin. Ce cas de figure s’est déjà produit lors des élections anticipées de 1971 et 1974, ainsi qu’à plusieurs reprises aux cours des crises politiques de 1977 à 1982, précisait-on à bonne source. Le président de la Chambre Patrick Dewael a suivi, avant le président du Sénat Armand De Decker.
Réuni ce matin, le bureau du parti nationaliste flamand a donné à Bart De Wever mandat pour négocier avec les francophones. Les responsables de la N-VA ont accepté la « main tendue » par Bart De Wever dans son discours après sa victoire électorale dimanche soir. Bart De Wever se voit-il Premier ministre ? Il se déclare prêt à « prendre ses responsabilités. Mais si cela aide les francophones à avoir confiance d’avoir le poste de Premier, pas de problème », a-t-il affirmé.
Cet après-midi, ce sera au tour des présidents de partis, vainqueurs en tête. Bart De Wever (N-VA) et Elio Di Rupo (PS) se succéderont à Laeken avant leurs collègues perdants des autres partis démocratiques.
Bart De Wever, qui doit être reçu à 15H par le Roi, a répété vouloir parler et négocier avec les partis flamands et francophones, mais il attend aussi une initiative royale. Au Roi, le président du parti indépendantiste flamand « expliquera sa vision des choses », a dit Bart De Wever, qui se refuse à en dire plus par respect du colloque singulier.
« Nous avons maintenant conscience de la responsabilité qui nous incombe en tant que parti. Nous voulons nous mettre à l’oeuvre au plus tôt pour en arriver à des structures qui fonctionnent », a-t-il ajouté.
Bart De Wever refuse de se laisser enfermer dans un agenda mais dit vouloir profiter de l’été pour voir si un gouvernement peut être formé ou si de grandes réformes sont possibles. Il se dit prêt à prendre ses responsabilités en fonction du nombre des propositions de la N-VA qui seront mises en oeuvre, et répète sa disponibilité à « offrir le poste de premier ministre à un francophone si cela sert de garantie à des grandes réformes ».
Les partis francophones ont le choix entre, d’une part, négocier et parvenir à un grand accord et, d’autre part, exclure la N-VA et s’en tenir à un statu quo politique et économique avec les conséquences qui s’en suivront, a affirmé lundi midi le président de la N-VA Bart De Wever à l’issue d’un bureau de son parti.
Pour rappel, les deux grands vainqueurs du pays sont la N-VA au Nord et le PS au Sud. De Wever et ses troupes ont décroché 27 sièges à la Chambre, soit presqu’autant à eux seuls que les 30 sièges obtenus en 2007 par le cartel que les nationalistes flamands formaient avec le CD&V, grand perdant de l’élection en Flandre (17 sièges, contre 25 avant). Côté francophone, le PS triomphe. Avec 26 sièges, les socialistes francophones redeviennent la première force politique francophone et le deuxième parti du pays. De plus, le fait que le sp.a limite la casse (de 14 à 13 sièges) permet aux socialistes de redevenir la première « famille » politique du pays, au détriment des libéraux : Open VLD et MR perdent chacun cinq sièges à la Chambre.
(Avec Belga)