Le principal écueil des négociations : Bruxelles
VERONIQUE LAMQUIN
mercredi 11 août 2010, 06:39
Elio Di Rupo a convié les sept négociateurs en chef, cet après-midi, pour la première réunion plénière depuis le 29 juillet. Le temps presse. Bruxelles constitue l’une des plus grosses pierres d’achoppement. Par Véronique Lamquin
© Belga
Le temps presse : même si tout le monde refuse de parler de date butoir, Elio Di Rupo doit se rendre chez le Roi lundi. Et on l’imagine mal se contenter d’un rapport intermédiaire. Il reste donc cinq jours pour rapprocher les points de vue sur les différents chapitres de la réforme de l’Etat.
Le pré-formateur a-t-il des pistes en tête ? Vraisemblablement. Mais, lors de ses derniers contacts bilatéraux, il n’en a rien laissé paraître !
A bonnes sources, on confirme que Bruxelles constitue l’une des plus grosses pierres d’achoppement. Il ne s’agit pas, ici, du montant de son refinancement, mais de son statut. C’est que, pour tous les dossiers (Sécurité sociale, justice, fiscalité), où il est question de transférer des compétences (donc des pouvoirs et des moyens), c’est la collision frontale entre les visions flamande et francophone.
Les Flamands veulent tout céder aux Communautés – Bruxelles étant alors cogérée par le Nord et le Sud et les Bruxellois devant opter pour une sous-nationalité.
Les francophones veulent, eux, transférer les compétences aux Régions. « Un casse-tête. Aussi longtemps qu’on n’aura pas résolu ce problème, on n’avancera pas », commente un négociateur.