Nouveau week-end crucial de négociations

Rédaction en ligne

samedi 21 août 2010, 15:49

Elio Di Rupo a repris sa mission de préformateur après un intermède royal de deux jours. L’une des deux réunions plénière prévue cet après-midi vient de débuter. Avant cela, il a eu entretien séparé avec Bart De Wever.

Nouveau week-end crucial de négociations

©Thienpont – Le Soir

À l’ordre du jour des deux réunions, figure la loi de financement des Communautés et Régions qui a déboulé dans les négociations en début de semaine. Les francophones ne souhaitaient pas aborder le sujet mais aux yeux de la N-VA, suivie par les autres partis flamands, le périmètre de négociation défini jusqu’alors était insuffisant.

Le point est particulièrement délicat : le mécanisme mis au point en 1989, revu en 1993 et en 2001, est complexe ; il fixe les dotations que le fédéral alloue aux Communautés et Régions, notamment pour l’enseignement, et donc les moyens que conserve le niveau fédéral pour mener ses politiques. La loi est régulièrement contestée : pour certains, elle crée une hémorragie du fédéral vers les entités fédérées, pour d’autres, du côté flamand, elle ne contient pas de mécanisme de responsabilisation des entités fédérées, pour d’autres encore, du côté francophone, elle induit un sous-financement de la Région bruxelloise.

Mercredi, le Roi avait chargé M. Di Rupo de se pencher sur la question, en posant des balises : il doit approfondir les discussions dans deux domaines « l’autonomie et la responsabilisation des entités fédérées pour leurs nouvelles attributions pour permettre à chaque entité de prospérer » et le « financement dans la durée de l’État fédéral pour les compétences et obligations qu’il continuera à assumer ».

Certains, dans l’entourage des négociateurs, mettent en avant les termes choisis, notamment les « nouvelles attributions », positivement accueillis par les francophones mais qui ne figuraient pas la première version du communiqué du Palais.

Malgré la pause de deux jours, les groupes de travail ont continué à plancher sur les différents dossiers. Aucune information n’a filtré sur une éventuelle réunion des trois partis francophones avant la reprise des discussions samedi mais des « contacts » étaient en tout cas prévus.

De véritables négociations après les deux plénières ?

La question du début des véritables négociations se posera après ces deux réunions plénières et, indirectement, de savoir si la N-VA sera prête à s’asseoir à la table des négociations.

La loi de financement a été discutée sous la précédente législature. Les francophones avaient alors avancé quelques pistes, qui impliquaient toutefois un changement touchant aux anciennes attributions.

Ils voulaient revoir l’âge des élèves pris en compte pour établir la dotation des Communautés (actuellement 6-18 ans alors que la scolarité commence plus tôt et se termine plus tard), appliquer à chaque Communauté son propre coefficient de natalité (actuellement le plus favorable, c’est-à-dire le francophone, est appliqué pour les autres Communautés) et se fonder, toujours pour les Communautés, sur une répartition linguistique plus réaliste à Bruxelles (90 pc de francophones et 10 pc de néerlandophones au lieu des 80-20 actuels).

Outre la loi de financement, des zones d’ombre subsistent sur le « périmètre » des transferts de compétences. Lorsque le préformateur a évoqué mercredi le montant de 15,8 milliards d’euros, il tenait compte des montants maximums pour chacune des matières concernées, notamment 5,5 milliards d’euros pour les allocations familiales. Or sur ce dernier point, des blocages sont apparus le week-end passé : la N-VA, suivie par le CD&V, ne veut pas entendre parler d’un transfert aux Régions, et donc à la Région bruxelloise qu’elle refuse de reconnaître. Les autres partis n’ont pas rallié ce point de vue.

(D’après Belga)

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[60] Méridionaldit le 22/08/2010, 14:36



Si demain ces deux r?ons pouvaient s'associer, il deviendrait possible d'ouvrir cet axe alternatif qui capterait une part importante du trafic en Manche, ce qui exigeraient bien entendu d'?rmes investissements. Paris vient de lancer les travaux en mettant en œuvre -de mani? tr?discr?- le canal ?rand gabarit Seine-Nord (p?ches de 3.000 tonnes) qui a vocation ?ejoindre Dunkerque et Li? d'ici 2014-2015. Il manquera la branche Valenciennes Li?. Paris vient de m? de porter ? voies l'autoroute parall? ?a fronti? qui aboutit au port de Dunkerque, en attendant de la poursuivre aussi loin vers l'est. Tout d?nd donc de la possibilit?olitique qui sera offerte de concr?ser cet immense projet qui ouvrirait v?tablement la Wallonie sur la mer du Nord, avec Dunkerque et Li? comme ports multimodaux d'entr?sortie.

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[59] Méridionaldit le 22/08/2010, 14:28



Il convient en effet de savoir plusieurs choses : La manche est l'un des conduits maritimes les plus fr?ent?au monde. La somme des richesses qui passent devant les c? fran?ses et anglaises pour aboutir soit ?nvers, soit ?Hambourg, soit ?otterdam est immense et ne fait que cro?e. Or ces 3 ports, aujourd'hui fort bien ?ip? souffrent de deux graves inconv?ents : ce sont des ports d'estuaires au faible tirant d'eau (12 m-15 m), ce qui limite la taille des porte conteneurs qui sont susceptibles d'accoster; le sous-sol de leurs installations est meubles (marnes), ce qui n'autorise pas les transports lourds. Tout le contraire de ce que ces flux rencontreraient si un axe alternatif sud leur ?it propose : Dunkerque est un port en eau profonde, sons sous-sol (pour stockage) est particuli?ment r?stant; de m? que le sous-sol des territoires de wallonie, de la fronti? fran?se ?i?.

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[58] Méridionaldit le 22/08/2010, 14:22



Merci Z?ix. Vous introduisez de fa? tr?pertinente une question qui n'a jamais ? abord?dans ces d?ts et qui pourtant a son importance : France + Wallonie pour quoi faire ? Quel pourrait ?e le projet ?nomique de la France en cas de resserrement des liens France-Wallonie (j'utilise ?scient le mot resserrement pour laisser ouvertes toutes les options politiques) ? Nous sommes en effet l?u cœur du probl?. Quel int?t ?nomique pour Paris ? Quel int?t ?nomique pour la Wallonie ? J'avais d? abord?ette question sur le forum Bruxelles.francophone et y avait apport?a r?nse suivante : l'ouverture d'un axe alternatif d'acc??a Manche et ?a mer du Nord, selon un axe multimodal (fer, route, canaux) passant par Li? et Charleroi et aboutissant ?unkerque.

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[57] zetryckdit le 22/08/2010, 11:05



Matttteo, Hellemme et M?dional ont raison. Le soutien de l'UE est un atout majeur entre les mains des francophones. Tandis que les flamands sont les b?s noires de la communaut?nternationale, les francophones peuvent compter sur l'appui inconditionnel de l'UE, de l'ONU et de toutes les autres organisations supranationales. Les francophones n'ont donc rien ?raindre parce que, en cas de crise, ces organisations internationales interviendront imm?atement et imposeront toutes nos exigences aux flamands. De plus, la France adossera notre dette et investira massivement dans notre ?nomie.

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[56] indecisdit le 22/08/2010, 09:52



@matteo@Alain bruxellesParce que une phrase a disparu de mon message je comprend que vous consider?une coupole belge dans mon expos?omme une escroquerie. Voici la phrase disparue. le dernier mot est d'une importance capitale.."Envers nous-memes (r?ons et communaut? on doit pas seulement respecter les autres mais aussi se respecter on essayons de produire de la richesse pour etre en mesure d' etre solidaire"Concernant les rapport entre La Flandre, La Walloni?t la France, je ne parle pas ?grations mais des travailleurs frontaliers. Les Fran?s plus que les gens du Hainaut viennent travailler en Flandre parceque, les chomeurs ont beaucoup moins d'aide en France qu'en Belgique.

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