Le « duo polisson » inspire globalement confiance
Rédaction en ligne
dimanche 05 septembre 2010, 16:25
Le CD&V, le SP.A et Groen ! sont d’avis que les médiateurs désignés par le roi, André Flahaut (PS) et Danny Pieters (N-VA), peuvent rétablir la confiance entre les sept partis.
Le ministre flamand Philippe Muyters (N-VA) a plaidé pour qu’ils se voient offrir une véritable chance de réussite. C’est ce qui ressort des entrevues diffusées par l’émission télévisée flamande De Zevende Dag (Eén-VRT).
Di Rupo salue la désignation de Flahaut et Pieters
L’ex-préformateur et président du PS Elio Di Rupo a salué dimanche la désignation des présidents de la Chambre André Flahaut et du Sénat Danny Pieters comme médiateurs dans la crise actuelle.
Après quelques jours de réflexion, leur mission devrait permettre d’y voir plus clair sur les réelles intentions des uns et des autres, estime M. Di Rupo.
Il espère également que le travail des deux présidents d’assemblée permettra également de restaurer le minimum de confiance nécessaire pour rétablir un dialogue constructif et aboutir à un compromis équilibré.
MM. Flahaut et Pieters doivent dissiper le brouillard, a dit le président de Groen !, Wouter Van Besien. Selon lui, la position défendue par la N-VA n’était pas toujours claire.
La présidente du SP.A Caroline Gennez a qualifié les médiateurs de « duo polisson ». Elle veut leur donner une chance et a ajouté qu’il était normal que ce soit le PS et la N-VA qui restent à la manoeuvre. Et d’ajouter qu’il n’y a pas d’alternative et que la négociation à sept doit se poursuivre.
Le président du CD&V, Wouter Beke, a également souligné qu’il était important que les deux médiateurs proviennent des partis qui ont gagné les élections. Il est en outre souhaitable selon lui de ne pas inviter Olivier Maingain à la table des négociations. En déclarant qu’il aurait été moins loin dans les concessions que ce que les francophones actuellement autour de la table ont concédé jusqu’ici, le président du FDF aurait « lui-même donné l’argument pour lequel il vaut mieux ne pas l’inviter à la table des négociations », selon le leader des sociaux-chrétiens flamands.
Pour la N-VA, Philippe Muyters a souligné que son parti voulait « un changement du système » et que ce qui se trouvait sur la table de la négociation n’était pas satisfaisant de ce point de vue.
Enfin, le président de l’Open VLD Alexander De Croo, dont le parti, tout comme le MR, ne participe pas à la négociation, s’est contenté de rappeler qu’il y avait de grandes différences entre les partis flamands. Quant à savoir s’il veut que son parti participe à la négociation, il a répondu que cela dépend des propositions.
(Belga)