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Rédaction en ligne
lundi 06 septembre 2010, 13:00
L’étude porte sur les attitudes, perceptions et émotions des francophones et néerlandophones par rapport au conflit communautaire et à leurs relations à l’autre communauté linguistique.
Au total, 1.078 Belges provenant de différentes orientations politiques ont été interrogés, au lendemain de la chute du gouvernement d’Yves Leterme et jusqu’à la veille des élections anticipées.
Dans cette étude, les chercheurs constatent notamment un attachement général à la Belgique d’une grande majorité des personnes interrogées, un attachement légèrement plus élevé chez les francophones.
En terme d’avenir, les répondants sont pour le moins partagés entre d’une part un désir de davantage d’autonomie des Régions de la part des deux communautés et d’autre part, à l’exception des sympathisants de la NV-A, un rapprochement des Régions dans le but de fonder un gouvernement plus unifié.
Les membres des deux communautés considèrent que les néerlandophones ont davantage souffert des actions des francophones au cours de l’histoire de la Belgique que l’inverse.
De manière générale, les chercheurs dénotent un écart flagrant entre les craintes des personnes interrogées (on note un fort sentiment de fatalisme) et leurs souhaits quant à l’avenir du pays. « Le sentiment personnel des répondants ne leur paraît pas être dans la ligne du probable, du réalisable », note-t-on.
(belga)