Miller : « Di Rupo n’a pas entamé les négociations comme il fallait »
Rédaction en ligne
jeudi 23 septembre 2010, 15:54
Fallait-il intégrer le MR – et sa composante FDF- dans les négociations institutionnelles ? Richard Miller dit dans le « Soir » d’aujourd’hui sa frustration, avant de dialoguer avec les internautes du « Soir » sur le même sujet.
Richard Miller, Le Soir (Dominique Duchesne)
« Je crois effectivement qu’Elio Di Rupo n’est pas entré dans cette négociation de la bonne façon, estime le député wallon, il aurait dû réunir, consulter, informer et rassembler les francophones ». FDF compris ? « Le FDF est une composante originelle du MR : nous partageons les mêmes sensibilités, et je ne me sens aucunement moins francophone qu’un FDF. En tant que député wallon, je crois que le fait régional est incontournable, mais cela ne signifie pas que la Wallonie doive se couper de Bruxelles. »
Quels thèmes institutionnels évoquerait notamment le MR s’il était associé aux négociations ? « La défense de la Wallonie et de Bruxelles, la défense des régions, des citoyens francophones, des libertés et des droits des citoyens (y compris des minorités), les liens forts entre Bruxelles et la Wallonie mais aussi le maintien du pays. »
Les tensions au sein du MR ne l’ont-elles pas affaibli ? « Le MR est aujourd’hui encore un grand parti, premier à Bruxelles, deuxième en communauté française… Je ne vais pas nier que nous avons connu des tensions, mais c’est quand il y a des combats à mener qu’il est enthousiasmant de rallier une formation politique et d’y défendre librement son point de vue, ses idées… Au MR, c’est permis, et il y a devant tous les militants un grand travail de construction d’un projet politique. Cela n’empêche que nous sommes prêts d’ores et déjà à apporter notre détermination francophone autour de la table de négociations. »
Et que ferez-vous si vous restez dans l’opposition ? « Cela ne nous fait pas peur : nous y sommes depuis des années en communauté et en région. L’important, c’est que les citoyens bruxellois et wallons ont voulu que le MR soit leur défenseur, mais sans aucun respect pour ce résultat des urnes, certains estiment qu’ils sont les plus aptes à représenter Bruxelles ».
Résumé du chat Yves de Partz