Clash entre Beke et Di Rupo sur l’autonomie fiscale
Rédaction en ligne
jeudi 28 avril 2011, 09:56
La tension est montée d’un cran entre De Wever, Beke et Di Rupo. En cause : les discussions sur la loi de financement et l’autonomie fiscale. Pour Thyssen, pourtant, les négociateurs ont « le devoir sacré de réussir. »
©Sylvain Piraux – Le Soir
Les discussions sur la loi de financement et l’autonomie fiscale des régions mercredi entre le trio Wouter Beke, Bart De Wever et Elio Di Rupo ont été très difficiles et ont même conduit à un « clash » sur l’autonomie fiscale, rapportait jeudi la presse, dont Le Soir.
Sur la loi de financement, les discussions ont été « très difficiles » entre d’une part le PS et d’autre part le CD&V et la N-VA. « On discute d’un modèle basé sur les additionnels, une formule défendue par le PS », dit-on au Nord, mais ce modèle « n’offre pas de garanties suffisantes », répond-on au Sud. Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen vont jusqu’à parler de « clash » entre Elio Di Rupo et Wouter Beke.
« Un grand malentendu »
Concernant l’autonomie fiscale des régions, le négociateur royal aurait en effet proposé de travailler sur des centimes additionnels, mais de manière plus large que ce qui était déjà sur la table. Des experts du PS auraient marqué leur accord mardi sur ce modèle, mais Elio Di Rupo l’aurait rejeté mercredi en évoquant « un grand malentendu », ce qui aurait déclenché un clash avec Wouter Beke, selon les deux quotidiens flamands.
« Cela ne peut plus durer »
La N-VA se plaint de ce que M. Di Rupo « fasse des ouvertures avant de fermer la porte ». « Cela ne peut plus durer, nous devons tirer des conclusions », ajoute-t-on chez les nationalistes flamands cités par Het Belang et la Gazet.
A l’inverse, De Morgen, lui, faisait écho d’un SMS de Johan Vande Lanotte (sp.a) évoquant la proximité d’un accord PS-CD&V sur l’emploi et les soins de santé, mais sur lequel la N-VA bloquerait. Dans nos colonnes, nous ajoutons que « malgré tout, tant du point de vue du PS que du CD&V, les choses progressent » et Wouter Beke devrait poursuivre sa mission quelques semaines.
Une impasse plus profonde que jamais
Interrogé jeudi matin sur Bel-RTL, le ministre CD&V Steven Vanackere a reconnu que l’impasse était plus profonde que jamais. « Je crains qu’au niveau des personnalités, l’on en a assez dit et l’on commence à ne plus s’entendre ». Il dit ne plus croire en la possibilité d’un gouvernement avant l’été, mais ajoute que Wouter Beke devrait poursuivre sa mission au-delà de vendredi, tant qu’il voit que des progrès sont possibles.
Le CD&V renvoie la balle au PS et à la N-VA
« Nous avons le devoir sacré de réussir et la responsabilité de ce devoir incombe au premier chef aux vainqueurs des élections, le PS et la N-VA », a martelé jeudi sur les ondes de la VRT l’ancienne présidente du CD&V Marianne Thyssen sans pour autant se montrer très optimiste.
Un an après la chute du gouvernement Leterme II, tout apparaît « bloqué » et la confiance entre les négociateurs semble « introuvable ». Répétant le credo du CD&V, elle dit ne voir de solution que si les négociateurs, et en premier lieu le PS et la N-VA, poursuivent dans la recherche d’un accord. Mais aller au-delà de l’été est une autre question, a-t-elle ajouté. « J’ai entendu la formule magique de ‘passer l’été’. Mais ce n’est jamais bon de lancer des échéances », a-t-elle fait remarquer, plaidant pour « continuer à travailler dur » et « mettre de côté les égos ».
(d’après belga)
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M. Di Rupo a bloqué la négociation sur les centimes additionnels (qui permettent de réduire ou d'augmenter la pression fiscale) parce qu'elle rendrait transparente le fossé grandissant entre Nord et Sud. Cette possibilité existe déjà mais la Flandre, par prudence, ne l'a que peu ou pas du tout utilisée. La pression en Flandre est forte pour que les centimes additionnels enfin prennent corps. Pour la Flandre, c'est vouloir relancer l'économie par un allègement des impôts. Pour la Wallonie, c'est un alourdissement obligatoire des impôts qui découragera l'investissement, de quoi mettre à mal le Plan Marshall. Transparence et PS ne font jamais bon ménage.
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Iln'y a plus de pays, faites-en le deuil. Oui Mme Delvaux, puissante Belgicaine à la tête du journal, le peuple francophone majoritairement hait les Flamands. Ce n'est pas dela faute des politiciens. Ils nous ont vendu depuis 30 ans. IPP, Fonds des communes, nominations dans la fonction publique, etc...
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@Denechten nous préférons que la Flandre déclare son indépendance. En attendant nous ne sommes pas pressés. Cela fait 30 ans que les francophones sont cocus. La mariée a cessé d'être belle, les bijoux de famille (Bruxelles) comptent davantage. Ne vous y trompez pas. Le politique francophone, il est mou et attaché à ses mandats politiques. Il s'est fait baiser depuis la réforme de la loi 8/8/1980. Le citoyen francophone, il est fâché de se voir humilier continuellement depuis 30 ans. Il ne vous laissera jamais Bruxelles.
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[239] mathmonde Alors, qu'est-ce qui vous arrete a proclamer l'independence. Cela ne prend que 5 minutes de courage
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Débat communautarisé, débat mort et enterré. Par Dave Sinardet, dans Stoemp flamand, Le Soir du jeudi 28 avril 11, p. 14. Extrait : « Une réforme de l'Etat serait l'occasion de faire quelques réformes sensées pour mieux valoriser l'atout potentiel qu'est la région centrale du pays. De plus, il y a moyen d'échanger quelques demandes venant de partis flamands, d'autres émanant de partis francophones, ce qui est toujours nécessaire pour arriver à un accord , mais en réformant quand même dans l'intérêt général : celui de Bruxelles, des deux autres régions, et de tout le pays. . . . Car ce ne sont pas seulement les 19 communes qui sont parfois trop petites pour une politique métropolitaine convenable. A certains égards, la Région l'est aussi. Une bonne gouvernances en termes d'emploi, de mobilité ou d'aménagement du territoire ne doit pas seulement être conçue à l'intérieur des frontières de la Région bruxelloise, elle doit aussi tenir compte de l'entièreté de la zone économique bruxelloise. Et celle-ci s'étend loin dans le Brabant flamand et le Brabant wallon, comme démontrent depuis plusieurs années économistes et géographes. Les organisations patronales flamande, wallonne, bruxelloise et belge ont aussi uni leurs efforts pour réclamer une approche plus intégrée de cette « Région Métropolitaine Bruxelloise » . . . Bref, : bourgmestres flamands ou francophones, de Bruxelles ou de la périphérie, ils se dressent contre leur propre scénario catastrophe d'un « Grand Bruxelles ». Et leurs partis politiques les soutiennent et bloquent des deux côtés. Et donc, au lieu d'aller vers un win-win flamand-francophone, dans l'intérêt de tous, on campe sur ses positions. Et on continue les petits jeux stratégiques. » Si la société civile ne se mobilise pas pour soutenir ce projet, « alea jacta est et saecula saeculorum».