Les négociateurs renoncent au nucléaire
Rédaction en ligne
lundi 31 octobre 2011, 08:43
Les centrales seront fermées à une date qui sera déterminée en fonction du plan d’approvisionnement alternatif, que le gouvernement doit établir.
©belga
Les négociateurs des six partis politiques associés à la formation d’un nouveau gouvernement fédéral sont parvenus dimanche soir à un accord sur le volet « transition de l’économie vers un modèle de croissance durable », a annoncé le porte-parole du formateur Elio Di Rupo. Ce chapitre contient l’épineux dossier du nucléaire et de la concurrence sur le marché de l’électricité, qui dans les deux cas implique directement Electrabel.
« On a 4 ans devant nous »
Interrogé vendredi sur la sortie du nucléaire, Olivier Deleuze évoquait déjà « une très bonne décision » si elle se confirmait.« Nous avons quatre ans devant nous. Je pense qu’il faudra une période de transition où nous utiliserons des centrales au gaz, avant d’aller vers davantage d’éolien. Pour cela, il faudra revoir les réseaux et leur gestion puisque la part de production intermittente sera plus importante. C’est un vrai défi. La Belgique décide de mener une politique énergétique moderne. »
Le principe de la sortie du nucléaire, contenu dans une loi de 2003, est confirmé. Le nouveau gouvernement élaborera dans les 6 mois de son installation un plan d’équipement en nouvelles capacités d’énergie diversifiées qui permettront d’assurer l’approvisionnement électrique du pays à court, moyen et long terme. En fonction de l’agenda de la mise sur le réseau de cette nouvelle capacité, la date de fermeture effective des centrales nucléaires sera précisée par le gouvernement.
Pour rappel, la loi de 2003 prévoit la fermeture progressive de tous les réacteurs nucléaires belges d’ici 2025, en commençant par Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 en 2015. Selon certains négociateurs, il devrait être possible de fermer les réacteurs de Doel 1 et 2 dans les délais, soit en 2015. D’autres se montraient beaucoup plus prudents.
Des mesures provisoires pour assurer la concurrence
En vue d’améliorer la concurrence sur le marché de l’électricité, le gouvernement examinera, en conformité avec les règles de concurrence, les voies juridiques qui s’offrent à lui pour mettre à disposition du marché une partie de la production nucléaire issue des centrales qui sont amorties. Ces mesures seront provisoires et disparaîtront lorsque le marché sera devenu concurrentiel. Sur ce point, un incident a éclaté entre négociateurs au sujet d’une proposition du SP.A interprétée par certains comme une forme de nationalisation de la production nucléaire, a-t-on précisé à bonne source.
La rente nucléaire prolongée
Le futur gouvernement entend également prélever la rente nucléaire (marge qu’engrangent les producteurs du fait de l’amortissement de certaines centrales). A cette fin, il prolongera la contribution de répartition dont le montant sera fortement relevé sur la base d’une formule qui tienne compte des coûts de production tels qu’ils sont visés par la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG) et du prix de vente.
Les recettes tirées de cette rente serviront notamment aux investissements dans les énergies renouvelables en Mer du Nord (c’est-à-dire des éoliennes) et dans l’efficacité énergétique des bâtiments publics fédéraux.
Le coût du prix de l’énergie contrôlé
L’accord intervenu vise également les prix de l’énergie en tant que tels. Pour éviter une hausse disproportionnée de ceux-ci, le gouvernement prendra une initiative coordonnée avec les Régions pour analyser les composantes de ces prix, et proposera des solutions pour éviter une hausse disproportionnée. Il veut faire en sorte qu’ils ne dépassent pas ce qui se pratique dans les pays voisins.
L’accord vise encore divers points : le recours accru aux clauses sociales et environnementales dans les marchés publics, la maximisation des investissements économiseurs d’énergie dans les bâtiments fédéraux et l’optimisation des plans de mobilité pour les fonctionnaires, la définition de normes ambitieuses des produits pour répondre à un certain niveau de qualité environnementale, sociale et sanitaire.
Les négociateurs se revoient ce lundi
Sur le plan international, le gouvernement veillera à adopter une position ambitieuse pour atteindre un accord contraignant limitant à 2 degrés l’augmentation de la température. Il plaidera en outre pour un objectif de réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en 2020, et de 80 % à 95 % en 2050.
Les négociateurs se retrouveront lundi à 14h pour poursuivre les arbitrages socio-économiques.
(d’après belga)
Vos réactions
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re pffffffff danlonglegs a raison, on est trop...mais les rouges les verts de tous pays sont incapables de dire à ces pays pauvres qu'un planning familiale serait utile....et urgent. Fini de se reproduire comme des lapins au nom de la liberté. On est trop, ceux qui ne veulent rien dire aujourd'hui doivent accepter le fait que la guerre mondiale pour un bout de viande sera de leur pure et dure faute, une vision idyllique impossible...
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pffffffffffffff C'est facile de faire plaisir aux verts après un accord dit historique, mais vous avez quoi pour remplacer le nucléaire??? 100 000 fonctionnaires à mettre à la porte ... ha ben non ( écolo c'est de la pastèque, c'est vert dehors mais rouge dedans), il faut garder ses électeurs! Va falloir la payer cette électricité, et au prix fort! Alors quoi taxer les familles?, supprimer la culture, ou saigner les derniers riches qui vont partir....pauvre pays...pauvre pays d'assistés sociaux......
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Bj, Quand j'étais à l'école primaire on nous apprenait qu'il y avait 4,3 milliards d'humains sur terre, aujourd'hui quelques décénnies plus tard 7 milliard, ...effarant! Et on hésite encore à assainir notre seule maison; la planète Terre....effrayant! Tout le monde sait que notre petit monde est à l'agonie, mais on met ses oeillères et on continue....c'est les générations futures (s'il y en a encore) qui vont nous haïr ! L'avenir n'est plus ce qu'il était.
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Les négociateurs renoncent à rien ... La date de fermeture effective des centrales nucléaires sera précisée par le gouvernement en fonction de l'agenda de la mise sur le réseau de cette nouvelle capacité. Typiquement Di Rupo : se baser sur des faits incertains. Il repousse les décisions dans l'avenir et permet aussi d'interpréter les décisions à n'importe quel moment.
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Je trouve intéressant non seulement ces arguments sortis de leur contexte mais aussi ces déclarations péremptoires pour prolonger la vie de nos centrales. Ils critiquent les opposants au nucléaire en les traitant de dogmatiques alors qu'ils pratiquent la même tactique. Des panneaux à base de nanoparticules, avec un prix de revient quasi 20 x moins chers existent. A l'époque, à l'occasion d'une foire, j'avais proposé que la région Wallonne prenne une licence de fabrication afin de rendre accessible le photovoltaïque à tous. Investissement créateur d'emplois et d'indépendance énergétique. Lettre morte évidemment. Quand à la sortie du nucléaire, espérons que Electrabel augmente les prix, seul moyen de favoriser l'industrialisation d'une diversification énergétique. Le lobby nucléaire à déjà trop longtemps phagocyté les ressources de la recherche d'alternatives.