Les négociateurs choisissent ce dimanche les ministres fédéraux

Rédaction en ligne

dimanche 04 décembre 2011, 09:48

Les militants MR, CDH et SP.A ont dit « oui » au gouvernement Papillon en approuvant quasiment à l’unanimité l’accord de gouvernement. PS, VLD et CD&V doivent encore se prononcer ce dimanche matin.

Les négociateurs choisissent ce dimanche les ministres fédéraux

©epa

Trois des six partis qui ont négocié l’accord gouvernemental ont consulté leurs troupes ce samedi pour décider de leur participation au gouvernement hexapartite. Ce fut presque une formalité.

PS, VLD et CD&V votent ce dimanche

Le congrès du Parti socialiste se déroulera dimanche à partir de 10h30 à Flagey (Ixelles), à huis clos. Les chrétiens-démocrates flamands du CD&V tiendront le leur dès 9h30 à l’auditorium central du Gasthuisberg à Louvain (Herestraat 49). A 10 heures, ce sera au tour de l’Open VLD, au centre Diamant à Bruxelles (Boulevard Reyers 80).

Parallèlement, les négociateurs se retrouveront ce week-end pour déterminer le choix des membres du nouvel exécutif et leur nombre (à 14 ou 15, avec un Premier ministre « asexué » linguistique, voire avec un germanophone).

La prestation de serment du nouveau gouvernement et le vote de confiance à la nouvelle équipe à la Chambre étant attendus pour le début de la semaine prochaine.

Michel : « Les libéraux aiment les Bruxelles »

Le congrès réuni samedi matin à Etterbeek (Bruxelles) a approuvé à l’unanimité, moins une abstention, la participation du MR au gouvernement fédéral que devrait diriger le socialiste Elio Di Rupo.

Tous les orateurs, dont le président Charles Michel et l’actuel vice-Premier ministre Didier Reynders, ont insisté sur le rôle déterminant joué par le MR dans les négociations : « Quand on a enfin fait appel au sens des responsabilités des libéraux, les choses ont bougé », a souligné le second. Et au bout du compte, a-t-on entendu d’exposé en exposé, la « griffe bleue » évoquée par Christine Defraigne, a laissé sa trace sur l’ensemble des accords conclus à Bruxelles depuis lors. De quoi demander à la base d’approuver la participation sans hésitation.

Charles Michel a aussi souligné le « sens des responsabilités » de son parti. Allusion claire à la rupture avec le FDF que Vincent De Wolf, le bourgmestre d’Etterbeek a résumé ainsi : « L’intérêt supérieur du pays a primé sur l’intérêt d’une aile plus radicale du mouvement ».

Désormais privé d’Olivier Maingain et de ses troupes, le MR sait qu’il va devoir faire face à une perte d’influence en région bruxelloise. Ce qui explique le message lancé par Charles Michel à la tribune : « Les libéraux aiment Bruxelles et les Bruxellois, ils en sont fiers. Dans ces négociations, le MR a porté haut les couleurs de Bruxelles. Les décisions prises vont dans le sens d’un élargissement de Bruxelles à travers de nouveaux droits pour les francophones de la périphérie ».

CDH : « Notre pays a changé. Il changera encore »

Les cartes orange se sont agitées dans tout l’auditoire et dans les couloirs. C’est fait : la participation au gouvernement est acquise à la quasi unanimité (520 pour, 5 abstentions) par les militants du CDH rassemblés ce matin à Louvain-la-Neuve. Mais le « oui » a succédé aux nombreuses questions posées par le public aux négociateurs. Surtout sur le budget. Catherine Fonck, chef de groupe CDH à la Chambre et le secrétaire d’Etat sortant Melchior Wathelet ont eu fort à faire pour expliquer l’accord mais aussi et surtout rassurer les militants.

Rassurer, c’est aussi ce qu’a voulu faire Benoit Lutgen. Il a fallu forcer l’accord, explique-t-il. « Certains ont saboté. Certains se sont découragés. Il a fallu se fâcher », ajoute le président du CDH qui présente l’équipe gouvernementale comme un « gouvernement du centre ». Benoit Lutgen a détaillé les points sur lesquels le CDH a, selon lui, marqué son empreinte dans l’accord gouvernement : l’équilibre entre la consolidation de l’Etat fédéral et les transferts aux Régions ; l’emploi et plus particulièrement le soutien aux PME, la préservation du budget des familles, l’enseignement et la justice qui n’ont pas eu à souffrir des restrictions budgétaires. « Notre pays a changé. Il changera encore », a-t-il conclu. Et d’appeler les militants à ne pas cultiver des « nostalgies stériles » sur la forme actuelle de l’Etat et à s’investir pour assurer le redéploiement économique de Bruxelles et de la Wallonie.

Au fait, qui lui succédera à la Région wallonne ? L’actuel ministre de la ruralité est resté évasif. Tout dépendra du casting de l’équipe gouvernementale qui sera décidé dimanche soir ou lundi.

Le SP.A « prêt à prendre ses responsabilités »

Le congrès de parti du SP.A a également voté quasiment à l’unanimité : seuls deux membres ont dit non et un seul s’est abstenu, sur un total d’environ 400 participants, ce matin à l’Event Brewery de Bruxelles. « Cela signifie que nous sommes prêts à prendre nos responsabilités lors de moments difficiles », a déclaré le président du SP.A, Bruno Tobback, à l’issue du vote.

Le congrès des socialistes flamands s’est déroulé à huis clos mais le président Bruno Tobback a concédé à son issue qu’une « large discussion » a eu lieu « au cours de laquelle des voix critiques ont été entendues ». Il s’est engagé à ce que les socialistes flamands appliquent l’accord de manière « loyale » et en attend de même de la part des futurs partenaires au gouvernement.

les fédérations du PS approuvent aussi l’accord à la quasi unanimité

En attendant le congrès national du Parti socialiste, qui se déroulera dimanche à 10h30 (voir ci-contre), les fédérations du PS ont déjà approuvé samedi à une quasi unanimité l’accord de gouvernement fédéral engageant la participation du PS à la prochaine coalition.

A Bruxelles, les militants ont dit oui à l’accord à l’exception de 9 abstentions. On en compte 2 dans le Brabant wallon et 3 dans les fédérations de Liège, Verviers et Huy-Waremme, 10 dans le Luxembourg. A Thuin, il y a eu un vote contre et 2 abstentions, également un vote contre à Mons, sur les terres du futur premier ministre Elio Di Rupo. En Wallonie picarde, un vote contre et une abstention, trois votes contre à Dinant. A Namur, l’accord a été approuvé par 85 % des militants. A Soignies et en Communauté germanophone, ce fut l’unanimité.

Le congrès de la fédération de Charleroi doit encore avoir lieu samedi en fin de journée.

(Eric Deffet, Martine Vandemeulebroucke, Cl.DD, G.D, avec belga)

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[61] pbj dit le 04/12/2011, 14:37

Vous pensez sérieusement que le FDF aurait dû rester au sein du MR? Ce qui est étonnant c'est que des hommes et femmes puissent encore regarder leurs électeurs droit dans les yeux après avoir renié leur parole. Et pourtant, ce n'est pas étonnant car ils ne sont pas honteux de leurs traitrises, de leurs parjures. D'autant plus lorsqu'on voit le regard béas des quelques militants, le bras en l'air. Ils ne peuvent plus garder un minimum les fondements de notre société, de notre culture. Le plus étonnant encore, c'est que la répétition depuis des décennies n'incline pas les citoyens à changer! Par manque d'alternative, rendue impossible par un système qui phagocyte tout. Das que l'on essaye de revenir aux fondamentaux,ils crient au populisme car ils leur est impossible de revenir à des valeurs simples sous peine de bien vite disparaître. (facebook.com/alters.natives)

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[60] pbj dit le 04/12/2011, 14:15

Qu'avons-nous encore comme solution, alors qu'ils arrivent même à se coopter en famille, qu'ils ont toutes les possibilités de modifier les règles fondamentales, leurs permettant de se jouer de la souveraineté des citoyens. Regardez le conseil d'état rendu incapable de statuer sur le sort de BHV. Ils démontent ce qui ne leurs convient pas pour se permettre tout. Y compris de partir en guerre avec des affaires courantes. Après avoir refusé en quelques heures, une note pourtant à 90% (et maintenant 95%) acceptable, il y a 400 jours, ils évitent les mesures qui pourraient les rendre plus acceptables. Celles de se retrousser les manches et pas celle des autres. C'est trop facile. La solution, essayez au moins de l'envisager : La France. (facebook.com/alters.natives)

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[59] lesaphir dit le 04/12/2011, 12:47

bruwal, si les FDF avaient quitté le MR en juin (après le climat du restaurant Bruneau) ils auraient donné un bien meilleur signal (restant pour des questions bassement financières). Ils sont tout de même partis (éjectés,dirions-nous).

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[58] praxl dit le 04/12/2011, 12:44

Si notre pays a changé c'est à cause du fait que la Flandre (principalement par la voix de la NVA) a dit "neen" à l'immobilisme franchophone belge et à cause du fait que l'Europe (principalement par la voix de Mme Merkel) a dit "nein" à la prodigalité francophone belge. La Flandre et l'Allemagne: même combat. Ensemble nous avons fait comprendre aux francophones qu'il fait absolument respecter le droit et les valeurs européens en matière d'assiduité et de discipline budgétaire. Ce succès, en combinaison avec la scission de BHV et le refus de l'exigence extrémiste du FDF d'une expansion territoriale au détriment de la Flandre, staibilisera notre pays pour les années à venir. Vive la Belgique, pays où l'on respecte désormais l'intangibilité des frontières et la responsabilisation budgétaire de chaque état fédéré.

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[57] Mon canard dit le 04/12/2011, 12:31

Et les "vrais belges" restés fidèles et loyaux envers leur pays n'ont plus qu'à former le "Gouvernement provisoire du Royaume de Belgique" :-p

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