Di Rupo à la CGSP : « Vous conduisez les citoyens vers l’abîme »
Rédaction en ligne
dimanche 15 janvier 2012, 16:56
Des militants CGSP se sont invités à la réception de nouvel an donnée à Mons par Elio Di Rupo en tant que bourgmestre de la ville. Ils ont distribué des tracts dans lesquels ils protestent contre « les mesures antisociales du gouvernement ».
©Bruno Dalimonte – Le Soir
Le Premier ministre a qualifié leur critique d’excessive et leur a reproché de conduire les citoyens vers l’abîme. Elio Di Rupo a reçu les militants en marge de l’événement. Il leur a dit qu’il les comprenait mais a rejeté les critiques sur les concessions que le PS aurait faites pendant les négociations du gouvernement. « Je ne peux accepter ce point de vue. Nous avons mis 18 mois pour former un gouvernement parce que nous voulions éviter l’éclatement du pays », a-t-il dit.
Il a ajouté, s’adressant aux syndicalistes : « Il est scandaleux de penser que les socialistes ont cédé. Penser cela, c’est créer une dégradation du climat au sein de la gauche. À force de dire des choses excessives, vous conduisez les citoyens vers l’abîme. Le PS a réussi à former un gouvernement et nous travaillons dans un pays qui est encore debout. Au Nord de la Belgique, il y a une sensibilité différente par rapport au Sud. Le Nord représente 60 % de la population du pays et il est solidaire des 3,2 millions de Wallons à hauteur de 7 milliards d’euros par an pour, entre autres, la sécurité sociale, l’accès aux soins de santé, un budget que chaque Wallon aurait dû assumer en cas d’éclatement » leur a dit M. Di Rupo en soulignant qu’il restait une marge de manœuvre dans les négociations des modalités d’application des mesures du gouvernement.
(D’après Belga)
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En tout état de cause, la grève du 30 janvier pèsera lourd, une fois de plus, sur l'économie du pays, paralysé par le diktat syndical. Il est permis de s'interroger sur les motivations légitimes et le sens des responsabilités des dirigeants syndicaux, quand on voit avec quel aveuglement ils s'entêtent à militer contre des mesures d'austérité vitales pour la sauvegarde de notre système social. Que veulent-ils, à la fin? Que dans 15 ou 20 ans, il n'y ait plus d'argent pour financer la protection sociale de nos enfants et petits-enfants, et cela au nom du " maintien des acquis sociaux "? Les organisations syndicales n'ont plus aujourd'hui de vision à long terme. Pire, elles sont obsolètes. Elles en sont restées au stéréotype éculé d'une prétendue injustice sociale façon " Germinal ", épouvantail qu'elles brandissent avec une opiniâtreté pernicieuse: poudre aux yeux destinée à mieux berner les travailleurs et donner au bon peuple l'illusion que sa défense est assurée. Elles s'obstinent à [...]
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Pour avoir assisté à pas mal de réunions du RWF je peux affirmer que lui prêter des tendances extrémistes cachées est une calomnie scandaleuse. L'idéal qui les anime c'est évidemment la République et ses belles valeurs. Les ultras gauchistes manipulent comme d'habitude l'agi-prop chère à Staline et autres Mao, Castro, Hô chi Minh, rien n'a changé dans leurs petites têtes rouges.
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120]dsti - La réduction de l'activité économique intervient effectivement pour une part dans l'endettement, et il est très difficile d'y faire face puisque les multinationales visent le nivellement des coûts et des salaires par le bas. Trebor parle d'un autre problème, celui de l'aspect financier - différent de l'économique - dans le sens où la part de l'intérêt dans l'endettement est fortement alourdie depuis que la dette publique a été privatisée, ce qui par ricochet fait fondre la proportion des fonds propres du secteur bancaire et prive ce dernier de sa fonction première qui consiste à financer l'activité privée (problème de resserrement du crédit), donc l'activité l'économique. Le problème est clairement identifié. L'inaction du politique vis-à-vis de ce problème financier aujourd'hui élucidé relève de la négligence. Ce rôle incombe au politique seul.
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@dsti La crise de la dette n'est rien d'autre que de la spéculation. L'argent doit être placé quelque part et rapporter le plus possible. Quand le marché de la bourse ne marche pas bien, vous vous tournez vers les obligations et si vous voulez en augmentez le rendement, vous faites beaucoup de bruit autour du risque de défaut de paiement pour augmenter les intérêts. Supposons que demain un miracle fasse que tous les pays endettés remboursent cette dette, les spéculateurs iront foutre la m... ailleurs comme les matières premières (c'est d'ailleurs déjà un peu le cas). Tant que vous n'aurez pas mis les moyens pour réguler ces "marchés", ça ne finira pas. Et pour cela il faut commencer par 1/ interdire tous ces bonus 2/ interdire les programmes informatisés qui font automatiquement ces transferts 3/ taxer lourdement les placements à court terme 4/ taxer très lourdement les produits/services provenant de pays ne suivant pas ces règles. Il suffit d'UN SEUL PAYS pour lancer les dominos !
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Elles s'obstinent à mener des actions qui ne servent pas les intérêts de la collectivité, mais ne font que s'inscrire dans une démarche d'opposition systématique aux décisions de la coalition gouvernementale. Tant pis pour les 54 % de travailleurs qui ne partagent pas leur point de vue : le choix de se mettre en grève ou non ne leur appartient pas, puisque ce droit élémentaire leur a été confisqué par les organisation syndicales et ses hordes de militants. A cet égard, il serait souhaitable que la contestation sociale bénéficie d'un encadrement juridique plus consistant, ne serait-ce que par mesure de protection de cette majorité silencieuse : préavis de grève d'une semaine minimum, interdiction des piquets de grève et de tout moyen de pression sur les travailleurs, interdiction de toute action visant à entraver la libre circulation des personnes, etc ... On verrait alors si les communiqués triomphalistes des syndicats annonçant que " la grève a été totalement suivie " auraient encore[...]