La Wallonie sans Bruxelles ? « Une situation lose-lose »

Rédaction en ligne

mardi 17 janvier 2012, 12:10

Pour Brigitte Grouwels, Bruxelles est un atout pour la Wallonie. La ministre flamande s'étonne des propos de Jean-Claude Marcourt. La polémique « plan W » ne s'éteint pas…

La Wallonie sans Bruxelles ? « Une situation lose-lose »

Une Wallonie qui se retirerait de Bruxelles serait une mauvaise chose pour Bruxelles et la Wallonie, estime la ministre flamande Brigitte Grouwels (CD&V), après les déclarations du ministre socialiste Jean-Claude Marcourt.

« Pourquoi Marcourt voit-il Bruxelles comme un frein ou un handicap plutôt que comme un atout ? Pourquoi veut-il que la Communauté française se retire de facto de Bruxelles et se replie sur la Wallonie ? Bruxelles ne s'en portera pas mieux et la Wallonie, non plus. Ce n'est pas en se désinvestissant de Bruxelles (par exemple dans le domaine de l'enseignement) que la Communauté française investira plus en Wallonie. C'est une situation lose-lose plutôt que win-mwin », a-t-elle écrit sur son blog.

Pour rappel, Jean-Claude Marcourt, vice-président des gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a déclenché une polémique inattendue ce week-end en plaidant pour une déconstruction et une reconstruction de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui, à ses yeux, ne correspond plus à rien. Le rebaptisé « Plan W », déjà évoqué par la chronique de Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, jeudi, a fait réagir les politiques.

Si Rudy Demotte s'est distancié des propos de Marcourt, Thierry Giet, le président du PS, a estimé qu'il était normal que le Parti socialiste « réfléchisse », disait-il ce lundi. Olivier Maingain et le MR ont, eux, dénoncé ce « social-régionalisme ». « Ce plan W, je n'y crois pas du tout », a ainsi dit le président des FDF. Borsus estimait, lui, sur la Première, que ce serait « une erreur profonde de cultiver ce qui pourrait nous diviser ».

Ce matin encore, Philippe Moureaux a commenté son tweet (« Il faut envisager des scénarios déchirants ») : « Si la Wallonie ne veut plus de nous, nous devrons en tirer les conséquences. Les Bruxellois ne doivent pas rester au balcon ! » A suivre…

(G.D, avec belga)

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[72] Aliquidam dit le 18/01/2012, 13:56

@ [71] Mon canard dit le 18/01/2012, 12:48 >. Je répondais à un commentaire proposant le départ volontaire de la Wallonie ("la Wallonie rejoignant la France") et qu'il n'y ait "aucune création de nouveau pays". Vous avez tort de penser que si une entité (quelle qu'elle soit) décide de quitter le navire belge, le pays disparaît et que plus personne ne peut prétendre à ses prérogatives. Si les Ecossais choisissent l'indépendance lors du référendum qu'a récemment proposé Cameron, la Grande-Bretagne et le Royaume Uni continueront à exister. (Cela n'implique qu'une révision de la constitution mais ça, on a l'habitude.)

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[71] Mon canard dit le 18/01/2012, 12:48

[66] Aliquidam> Selon les lois internationale le label "belgium" disparaîtra "purement et simplement" du seul fait de la disparition de cette "Entité Administrative" et qu'aucun Etat ne pourra prétendre à lui succéder (ce qui implique que personne ne peut et pourra prétendre à siéger à l'ONU à la place du "Royaume de Belgique". "Point barre"

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[70] Mon canard dit le 18/01/2012, 12:40

A quand un "opération calice" relative à "la déconstruction de la Belgique" par ces politiciens "au-dessus de tous soupçons" ?

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[69] Benoit1 dit le 18/01/2012, 11:07

La meilleure solution est toujours celle où la distance entre le pouvoir et le citoyen lambda est la plus courte, ce qui me fait d'office exclure tout lien politique avec la France. Pour une région fédérée Wallonie-Bruxelles de 20000km carrés subdivisée entre 5 cantons tracés sur les frontières provinciales actuelles et dotées d'un système politique de démocratie directe basé sur le référendum; voila l'avenir ultime !

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[68] VHB dit le 18/01/2012, 11:06

Moureaux dit hypocritement "Si la Wallonie ne veut plus de nous, " --- Alors que en fait Bxl ne veut pas de la Wallonie non plus. Une fois leur indépendance dans la poche, les bxlois n'auront plus beaucoup envie de reprendre les tranferts financiers vèrs le Sud des mains de la Flandre.

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